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Pas très fier de Seb

On a parfois des déceptions.

Encore très récemment, Seb Fontenelle avait lui aussi une déception au sujet de son hébergeur de blog bakchich, à propos de l'affaire Charles Enderlin.

Comme j'aime à le dire, Seb est un gars fort intéressant, avec une verve puissante. Mais voilà, une déception en amène une autre.

Si il est un sujet casse gueule par excellence ces dernières années, c'est bien le 11 septembre. Si il est un sujet qui ne semble en France ne laisser pas le moindre place à un quelconque débat, c'est le 11 septembre. Quand j'étais jeune, j'entendais des conneries au sujet de l'écologie du genre "ouais ces tarés d'écolos qui voudraient nous faire revenir à l'âge de pierre" ... bon, mauvais exemple, ça on l'entend toujours.

Mais sur le 11 septembre, c'est un peu plus violent. L'HISTOIRE s'est écrite souvenez vous, à une vitesse absolument incroyable, proportionnellement inverse à la vitesse à laquelle on recherche activement l'épouvantail Ben Laden (qui, dois-je le rappeler, n'est pas recherché le moins du monde pour les "attentats" du 11 septembre). Le 12, on connaissait quasiment les noms de tous les méchants arabes et la marque de cutter qu'ils avaient utilisé. C'était une enquête tellement facile qu'aucune commission d'enquête n'avait été à l'époque semblé utile, il aura fallu le courage de familles de victimes pour aboutir à un rapport dont le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est truffé d'omissions et de contre vérités.

Le 11 septembre, c'est ce qui cristallise la peur du complot. Et quand aujourd'hui vous voulez disqualifier un propos, il vous suffit de balancer que votre interlocuteur est un adepte des complots, un "complotiste" en gros, un taré.

Replaçons nous dans le contexte de l'article de Seb.
Et essayons de comprendre :
Sans doute sais-tu que Charles Enderlin subit, depuis quelques années, l’assaut acharné d’une poignée de probables fans d’X-Files persuadés (comme Thierry Meyssan l’est que nul avion ne fut jamais lancé contre le Pentagone) que la mort atroce à Gaza de Mohammed Al-Doura, 12 ans, était une mise en scène, et que par conséquent Charles Enderlin, qui la montra, est un "faussaire".
Alors là, le lecteur attentif constatera que l'auteur de ces lignes ne devait pas être pris que de boisson en écrivant. Car outre le droit naturel à la galéjade, on se demande réellement si un mec sains d'esprit peut sérieusement mélanger des concepts aussi éloignés.

Ceux qui se seront penchés sur l'affaire Enderlin y verront certainement un jeu subtil d'influences politiques, appuyées sur un conflit complexe et très ancien maintenant. Taxer les gens qui attaquent Enderlin d'illuminés fans de X-Files, c'est au mieux de la nullité, au pire de la mauvaise foi. Mais ça permet de parler d'un sujet en 12 lignes quand t'as clairement rendez-vous à la piscine et que t'as pas que ça à foutre.

Maintenant lisons ce qui est entre parenthèses, et essayons d'y voir le moindre rapport.

Aucun.

Et surtout, c'est le bon mot, celui qui évacue toute critique, l'argument massue : "toi, t'es aussi con qu'un complotiste, et c'est pas peu dire mon vieux" ... allez tac, ramasse tes dents et va donc péter sur le frais gazon ! Ha ha comment que je l'ai mouché le jeune.

Car dans la vraie vie, il est certain que chacun a vu un avion encastré dans le pentagone, dans la vraie vie, chacun a pu constater qu'un avion volant à 800km/h pouvait sans érafler la pelouse rentrer dans l'équivalent d'une porte fenêtre. Dans la vraie vie chacun sait pourquoi les tours jumelles se sont effondrées à la vitesse de la chute libre, et pourquoi le batiment 7 (WTC7) s'est lui aussi effondré à la vitesse de la chute libre et verticalement alors qu'aucun avion ne l'avait effleuré.

Dans la vraie vie, Seb a fait une enquête minutieuse qui lui permet de disqualifier comme 99% des journalistes français toute "théorie" ou tout début de remise en cause de la "théorie" officielle.

Et c'est ce qu'on appelle un débat.

Ah non, car plus loin, Seb fait encore plus fort dans le fûmage de moquette :

Il ne faut, bien sûr, jamais discuter, avec ces gens qui pensent que la-vérité-est-ailleurs, car, ainsi que l’a fort justement souligné un spécialiste reconnu (et non le moindre puisqu’il s’agit de Pierre-André Taguieff) de la conspiracy theory : "Pour celui qui croit à un complot, contester l’existence du complot, c’est faire partie du complot" (1).

Le débat est vain, donc.

Un gars vient t’annoncer qu’il a de ses yeux vu Elvis Presley danser le mois dernier un langoureux tango avec son ami Kennedy, sur un tarmac désaffecté de la base 51 ?

Tu laisses dire : y a pas de remède connu à trop d’emballement de l’imagination.

Mais voilà le genre de choses que Seb veut "laisser dire, et tu avoueras, ami lecteur, que c'est réellement très proche d'un propos halluciné de fan de x-files qui dit avoir vu la vierge en string tailler une pipe à Elvis sur le tarmak de la zone 51 !!!! :
Les physiciens savent aussi qu’il n’y avait pas assez d’énergie gravitationnelle pour pulvériser le béton massif en fine poussière, pour sectionner les poutrelles d’acier massif à des longueurs convenables pour être chargées et enlevées sur des camions, et pour éjecter de la poussière et des poutrelles d’acier à des centaines de mètres horizontalement. Les physiciens savent que s’il y avait eu un violent incendie partout dans les tours, suffisant pour affaiblir et faire effondrer subitement l’acier, de pareils
feux n’auraient pas laissé imbrûlés et non noircis les centaines de milliers de morceaux de papier, qui planaient partout en bas de Manhattan.

Les physiciens ont soulevé des questions sans réponse au sujet de l’insouciance des lois connues de la physique dans l’explication officielle. Récemment, le Dr. Crockett Grabbe, physicien expérimental à l’Université de l’Iowa, diplômé du California Institute of Technology, a observé : « En appliquant les deux principes de base, de conservation de l’énergie et de conservation du mouvement, l’explication du
gouvernement s’effiloche vite. Le NIST a manifestement ignoré ces principes dans ses rapports.
Le NIST a aussi ignoré la torsion observée des 34 étages du sommet de la tour sud avant qu’elle tombe. Cette torsion viole manifestement la conservation de la quantité de mouvement et le moment cinétique à moins qu’une grande force externe l’ait provoquée. D’où venait l’énorme quantité d’énergie nécessaire pour entraîner l’effondrement complet des parties intactes du dessous de chaque tour, quand leur haut étaient pratiquement en chute libre, n’a pas de réponse dans les nombreux volumes du rapport du NIST. » 1

Donc voilà, alors que des députés, des scientifiques, même des journalistes (pas français je vous rassure) et autres milliers d'anonymes essaient simplement d'y voir plus clair dans ce qui est clairement un tournant majeur dans notre histoire géopolitique moderne, d'autres nous expliquent que non, ils ne discuteront pas, il n'écouteront pas, il se foutront de votre gueule et vous feront bien comprendre qu'ils n'ont pas le moindre début de commencement de respect.

Alors comme le disait encore un pote récemment : mieux vaut quand même à un moment donné fermer sa gueule et passer pour un con, que de l'ouvrir et de ne laisser aucun doute.

Je termine par un lien vers un document qui montre que ce sentiment est partagé par d'autres, extrait d'une interview donnée par David Ray Griffin, théologien, auteur de « The New Pearl Harbor : questions gênantes à l’administration Bush sur le 11 Septembre » :
Si Lee Hamilton acceptait de me rencontrer pour en discuter lors d’un forum public, ce serait merveilleux et je pourrai lui présenter toutes les preuves. Mais il refusera, comme d’ailleurs tous les autres membres de la Commission sur le 11/9. Ils font de grandes déclarations devant les caméras, mais lorsque vous leur demandez de débattre du sujet ils refusent en déclarant « nous ne voulons pas accorder de crédibilité aux théoriciens de la conspiration ».

En outre, il se sert du terme « théoricien de la conspiration » à mon égard ainsi qu’aux autres membres du mouvement; une conspiration c’est simplement lorsque deux ou trois personnes se concertent secrètement afin d’accomplir quelque chose d’illégal. Le 11/9… l’histoire officielle sur le 11/9, est une gigantesque théorie de la conspiration : ces 19 Arabes musulmans, sous le contrôle d’Ossama Ben
Laden, ont vaincu les systèmes de défense militaires les plus sophistiqués du monde, mais également, en anéantissant le World Trade Center, ont également vaincu les lois les plus élémentaires de la physique.
Tant que des gens - par ailleurs crédibles - continueront à faire ce genre d'amalgame débile, il n'y aura effectivement, en France aucun débat. mais peut être le 11 septembre est-il un sujet trop futile pour mériter que l'on s'y arrête un peu plus que pour entendre "al quaida a commis un attentat monstrueux berk, les salauds, c'est vrai que les USA ont une politique extérieure méchante, mais c'est quand même atroce ma brave dame, berk berk berk, caca" ...

PS : désolé que les infos viennent toutes du site Reopen, mais sincèrement, ami, pensais tu trouver ici des liens vers le NouvelObs ?

Allons ;)

un monde virtuel ... et débile

Ce matin, un matin comme les autres, à la radio, un bruit de fond, de journal d'information en rubrique économique, le rien remplace le néant, des gens causent dans le poste, sans conviction, sans but. Et des millions de fantômes n'écoutent même pas. A peine l'oreille se dresse-t-elle à l'écoute des résultats du PSG ou de la scène d'horreur en Birmanie, des millions de gens touchés... ça nous rappelle le tsunami ça, dis donc comme c'était affreux, les pauvres gens tout de même.

Mais tout ça est virtuel, le monde qui est le nôtre est virtuel.
Rien n'a d'influence sur rien.

Premier exemple : l'allongement de la durée du travail, on repousse l'âge de la retraite.
Ca veut dire quoi en réalité ? On prend un chiffre : les français, c'est 60 ans, les Danois, c'est 65 ans, les lapons, c'est 256 ans et les japonais, c'est 812 ans. Autant dire que sur une échelle de 13 à 45, et je préfère prendre large, de 13 à 44 on nous prend pour des jambons, et à 45 on nous fûme comme des jambons (un bon point à celui qui me donne la référence utilisée ici).
On nous dit dans le poste, il faut allonger la durée du travail, on vit plus longtemps alors donc, c'est logique. On nous dit également que bon faut faire gaffe, paske mine de rien les français sont parmi les plus productifs au monde, ça, inutile de dire que ça regonfle le moral ! Putain, plus productife qu'un américain ou qu'un Allemand !!! Ha ha !!!

Mais pour produire quoi au juste ?

Du PIB.

Ah mais euh, papa, c'est quoi du PIB ? Ca se mange ?

Euh non, le PIB, c'est compliqué, c'est comme la constitution européenne tu vois, c'est complexe, tout ce qu'on sait, c'est que les anciens nous ont toujours dit qu'il fallait qu'il augmente ce PIB.

Mais pourquoi ?

Ah ça, c'est facile, plus de PIB, ça veut dire plus de bonheur, vois-tu c'est mathématique... croissance = bonheur. Par exemple, quand tu est arrêté au feu rouge dans ta grosse bagnole, coincé comme un rat dans les embouteillages du matin, que ton moteur crame du pétrole dans le vent, tu produit du PIB, c'est pas beau ça ? Et du coup, avec ton pot d'échappement, tu fabriques du bonheur !

Alors, il va juste falloir que nos vieux bossent plus longtemps... c'est mathématique, on a compté avec des machines à compter, faut qu'ils bossent.

Mais pour fabriquer quoi ?

Mais ON S'EN FOUT !
Fabriquer ... c'est dépassé ça comme notion. Nous on est un pays évolué, on ne fabrique plus, on est virtuels, on est dans le tertiaire, dans des bureaux, dans le service, tout ça... Il faut avant tout que les vieux aient une activité, un patron, un salaire, et qu'ils consomment. Mais on se fout royalement du sens de tout ça, on se contente de compter.

Deuxième exemple : le prix du pétrole explose.
Quelle réflexion là dessus ? En gros, ce qui ressort de tout ça, c'est qu'il va falloir payer plus pour son plein, mais à priori ça ne remet rien en cause. Les pubs pour les gros 4x4 n'ont jamais été aussi nombreuses et de fait, les 4x4 non plus. Dans ce monde virtuel, ce qui nous préoccupe, c'est le chiffre du prix du pétrole. Inutile de dire que si son prix n'avait pas commencé à partir en live, bon nombre de questions n'auraient jamais été soulevées. On fait des comptes, on calcule le rendement des agrocarburants, on calcule la superficie nécessaire à leur essor. Mais on ne sais pas pourquoi. On ne sait pas pourquoi on a tant besoin d'énergie, tant besoin de bouger, de prendre une semaine à 3000km pour voir une plage à la con dans un hôtel à la con. On ne sait pas pourquoi on importe des tomates, ni pourquoi on en exporte. Tout ça n'a aucune importance. Tout ça obéit à des règles tacites. On est priés de produire plus, d'engraisser le PIB.

Et tout ça, figurez vous que ça s'appelle la croissance.
Et je vous propose un florilège au sujet de la croissance, et de son ennemi juré : la décroissance.

Parce qu'à un moment donné, il va falloir arrêter de compter, d'empiler des chiffres et commencer à se retourner en se demandant "pourquoi". Ce que je fais, ce que nous faisons en tant que pays, en tant que nation qui prétend avoir un gouvernement, a-t-il un sens ?
Le sens de la croissance sans fin, quel est-il ?

Pour illustrer tout ça, je vous conseille la lecture de ces quelques petites choses :

Le WWF affirme que Cuba est le seul pays orienté vers un développement durable

Castro avait-il raison au sujetd es agrocarburants ?

Rappelez vous il y a déjà quelques temps, Castro mettait les pays développés en garde contre les dangers - désormais avérés - des agrocarburants sur l'économie et la nourriture au niveau mondial.

On verra ensuite venir de magnifiques exemples de productivité par homme et par hectare, donnés par les agriculteurs expérimentés et bien organisés des Etats-Unis : le maïs transformé en éthanol, les résidus de ce maïs transformés en fourrage pour le bétail, avec 26% de protéines, et les excréments du bétail utilisés comme matière première pour la production de gaz. Mais naturellement tout ceci ne pourra intervenir qu’après des investissements considérables qui ne seront à la portée que des entreprises les plus puissantes, pour lesquelles tout fonctionne à partir de la consommation d’électricité et de combustibles. Appliquez la recette aux pays du tiers monde et vous verrez combien de personnes cesseront de consommer du maïs parmi les populations affamées de notre planète. Ou pire encore : octroyez des prêts financiers aux pays pauvres pour produire de l’éthanol de maïs ou de tout autre denrée alimentaire et il ne restera plus un seul arbre pour protéger l’humanité du changement climatique.
Et qui s'amuse avec l'économie des pays pauvres ? Qui leur impose des réformes structurelles ? Qui leur dicte de laisser tomber leur agriculture vivrière pour produire nos fruits , notre chocolat, notre café et j'en passe... ? Qui profite de la destruction des forêts d'amazonie au profit de plantation fourragères exportées vers l'europe ?
Mais tout ça est virtuel pour nous, seul importe le prix de la tablette de chocolat ou du steak, ce qu'il y a derrière nous importe peu, au pire, on est content de voir marqué "équitable" dessus... mais ses soucie-t-on de savoir si les millions de tonnes de viande produite et consommée en France sont "équitables" ? équitables pour qui ? comment ? et pour l'environnement, c'est équitable ?

Au nom de la liberté de faire tout et n'importe quoi, plus rien n'a de sens, nous vivons dans un monde virtuel détachés de toute conséquence, nos actes se résument aux chiffres de ce que nous consommons. La plupart d'entre nous ne produisent rien, nous participons simplement à la croissance, celle des déchets et de la destruction. Mais l'esprit tranquille, car nous sommes libres, car nous sommes riches.

Nous n'avons pas de but, parce que depuis bien longtemps nous servons celui de nos maitres, les capitalistes, tout en espérant devenir à notre tour des capitalistes, en caressant l'idée que notre chiffre à nous sera toujours plus gros que celui du voisin...

Allez, il est temps d'aller pleurer sur le sort des Birmans, on commençait à en avoir un peu gavé de ces boulets de Tibétains.

horizon indépassable

Pour le petit dej :



Voilà

Bon sinon, on nous apprend ce matin un scoop de toute première fraicheur : les Cubains, en dépit du retrait de Fidel, ne voient pas leur pays sortir du socialisme.

ouf !

merde

Bah moi je dis, ils ont quand même un avantage sur nous (à part leur dirigeant qui n'est pas une estrasse moisie), au moins on leur fait pas croire qu'ils ont le choix, ils n'ont pas un parti socialiste qui fait du capitalisme depuis plus de 30 ans et si ils vont voter, ils n'ont pas à se demander si "mais putain mais pourquoi je vote moi..."

vive la démocratie
à bas les dictateurs
et vive la paix dans le monde (dans le monde libre hein)

kenavo

Mais que voulez vous que je vous dise ??

Depuis quelques que temps j'ai fait le grand saut, c'est à dire que je suis passé du côté nord américain... Nononononon ne vous méprenez pas je ne me suis pas égarée autant que ça, je suis juste partie vivre un peu au Canada, et mes convictions sont les mêmes. Et puis après tout c'est quand même aussi le pays de Naomi Klein (No Logo)....

Alors il faut savoir que le Canada a des troupes en Afghanistan. Il y a peu, une nouvelle a attiré mon attention, parce qu'elle était balancée comme ça sur les panneaux d'affichage du Métro. Parce qu'il y a des panneaux dans le métro qui diffusent alternativement des infos, des pubs et des remue-méninges (des devinettes). Je passe sur ce que m'inspire la mise en scène décrite ci-dessus, et sur le caractère laconique de ces nouvelles : la panneau n'est pas très large, alors on obtient un effet France Info : raccoucis, approximation, donnant lieu à interprétations multiples.

J'en viens donc à la nouvelle : un soldat canadien s'est suicidé... Argh. Je passe sur les reportages sur ses funérailles (les siennes et celles des autres morts au combat, cela rapellera un certain billet de ce blog sur les soldats américains), qu'on peut aussi voir dans le métro. Heureusement car sans télé, je serai bien en peine de suivre ce débat national, car il faut rendre justice aux canadiens : tous ne sont pas favorables, loin de là, à ce déploiement.

Ma première réaction n'a pas été très humaine : bah quoi, je vais pleurer sur un mec qui a signé un papier pour aller buter des ennemis de la nation ?? C'est lui qui a voulu y aller, nan mais dit. J'vais pas chialer sur un militaire...

Et ensuite il ya eu les articles... Dont celui-ci.
Une guerre vaut-elle le suicide d’un seul soldat ? : Le prix à payer pour une guerre

L’état de stress post-traumatique (ESPT) se traduit aussi par l’incapacité d’une personne à fonctionner adéquatement en société ou au sein de sa famille, c’est-à-dire qu’elle vit, entre autres, de l’instabilité à l’emploi, des conflits de couple pouvant conduire au divorce, des tensions familiales et de la difficulté à assumer le rôle de parent.

En 2005, non moins de 83 soldats américains ont mis fin à leurs jours. Ils étaient 67 en 2004 et 60 en 2003, l’année de l’invasion de l’Irak. Est-ce le prix à payer pour accomplir son devoir de soldat ? La situation vaut pour toutes les armées du monde.

Cet article est surement pacifiste, mais il est tellement pathétique en même temps. A la Full Metal Jacket, on apprend à quel point la guerre rend les pauvres soldats complètement gagas. Eh quoi, ça vous étonne ?? Je n'ai jamais compris comment on pouvait gober tout cru un message de propagande, je n'ai jamais compris comment on pouvait s'engager dans l'Armée, je n'ai jamais compris pourquoi il n'y avait pas plus de désertion devant le constat des atrocités commises.

On donnera quand même un petit bon point au ''journaliste'', qui prend la peine de mentionner les populations civiles, un petit peu.

Balancer une bombe sur une ville, que ce soit fait par un soldat ou un terroriste/rebelle, produit les mêmes conséquences : les civils meurent, les tensions et la haine augmentent, et ceux qui ont lancés la bombe vivent avec le spectre de leurs actes et chient dans leur frocs comme tout le monde. Faire partie de l'armée, ça donne l'impression à ces pauvres traumatisés que leurs actes de morts sont légitimes, car c'est, je cite : ''leur devoir de soldat''. Mais en quoi cela diffère du terrorisme ???

J'ai de la peine face à cette mort, mais face aux autres du même type, face à une vie perdue pour rien, face à la douleur des parents, cette douleur brute, exempte de toute justification. Juste l'animal qui perd sa progéniture, la femelle qui perd son mâle, le rejeton qui perd son père. L'absurde quoi. La ratiocination vient ensuite... Les proches justifieront comme ils peuvent pour se consoler...

Méditons donc plutôt sur ces deux interrogations, très différentes : une cause vaut-elle la mort d'un seul homme ? une cause vaut-elle la mort d'un seul innocent ? Je me garderai bien de répondre, c'est philosophiquement ardu. Mais c'est vrai que je me demande depuis toujours quel est le degré d'innocence d'un militaire.