La face cachée...

Je peste contre nos journalistes, contre la désinformation, contre le ramdam autour de la Coupe du Monde de Rugby, contre les foutages de gueule économiques, écologiques et le désarroi que m'inspire la très grande majorité de nos politques.
En ces temps de manifestation, je voudrais vous livrer les commentaires spontanés d'une fonctionnaire, depuis toujours fidèle à ses valeurs, pour que vous voyiez l'autre face, et pour vous dire que j'aimerais qu'on parle des actions de la Seine Saint Denis autour de cet évènement, où de n'importe quelle action des associations de terrain. Plutôt que des retombées marketing ou de l'engouement général largement monté en mayonnaise par nos médias déchus.
Je suis contente que nous arrivions à la finale car, même si nous sommes
des habitués du tournoi des 6 nations, nous ne sommes pas loin de l'overdose.
En fait, ce qui m'a beaucoup occupée professionnellement, ce sont toutes les
initiatives culturelles et "de mémoire" (une exposition des affiches contre
l'apartheid) que nous avons soutenues ou organisées dans le cadre de l'accueil
en Seine Saint Denis et par la Seine Saint Denis de l'équipe d'Afrique du Sud.
Il y a eu beaucoup d'échanges passionnants avec les artistes, émouvants aussi,
et chaleureux avec les rugbymen. Ces derniers ont rencontré des jeunes joueurs de
nos clubs dans des séances d'entraînement et c'était rigolo de voir nos petits
durs les regarder d'en dessous, bouches bées, et écoutant religieusement les
conseils d'un géant. Toute une provision de souvenirs et d'expériences. Hier, à
midi, autour d'un déjeuner avec le Vice-président, nous nous disions que nous
allions avoir le baby blues.
Je voudrais qu'au lieu de leur cracher à la gueule, à tous ces fonctionnaires, je voudrais qu'on fasse la part des choses et qu'on respecte ceux qui depuis toujours font leur métier par conviction. Il y en a plus qu'on le croit. Ceux qui croit que tous les problèmes de cette planète se résume peu ou proue à une question d'éducation, et qui veulent mettre à la disposition de tous les outils de la construction personnelle. Ceux qui pensent que tous le monde doit avoir ses chances et qui travaille pour que cela soit vrai. Ceux qui militent, se syndiquent, surveillent interpellent, laisse la porte de leur maison ouverte, croient en la solidarité parce qu'eux même la font vivre...
Je me désole et je comprends, au passage, que cette personne que je cite, à 50 ans passés, se lasse de voir tous ces projets, toutes ses actions toujours suspendues, menacées, manipulées, amputées par les politiques et décide d'aller se battre ailleurs que dans la fonction publique...

Mais après tout, qui peut me dire dans quelle institution, sur quel terrain, se font les petites luttes de tous les jours ?

5 comments:

cécile said...

J'ai travaillé avec des fonctionnaires pendant un mois et demi, en fait j'ai été fonctionnaire contractuelle, dans une trésorerie générale. J'étais affectée dans un bureau où travaillaient une dizaine de personnes, de femmes en l'occurrence (aucun lien de cause à effet !). Eh bien d'un côté du bureau nous pointions des mandats, et au début on m'a dit oh oh tu vas trop vite ! Personne ne bossait, ou alors super lentement. Pour aller faire le café ? Lentement ! Pour aller chercher le courrier ? Lentement… Manger sa clémentine ? Idem… Mais de l'autre côté du bureau ou dans un autre service où je suis allée et où étaient les comptables ça changeait de rythme, le rythme effrenné avant les compte de bouclage de l'année ! Aucune logique, une injustice totale… Cetains overbookés et d'autres… lentement… J'en suis partie soulagée et sans regrets… Mais quand même tous ces gens planqués au fond des bureaux à se la couler… Ça m'avait un peu estomachée… En fait les gens y bossent mais sans but… Sans finalité… au final. Non ?
(mais attention je me garderais d'en faire une généralité ce serait trop facile…)

vlg said...

Je crois que souvent les gens qui crachent sur les fonctionaires pensent en fait à l'administration (par exemple la trésorerie générale), dont l'efficacité est objectivement faible, et dont le rôle bien qu'indispensable est rébarbatif.
Mais rares sont ceux qui vouent aux gémonies à la fois les contractuelles des impôts, les profs, les infirmières des hôpitaux, les policiers, les militaires, les chercheurs, les cheminots, les agents d'EDF, les facteurs, les pompiers professionnels... Ou alors il suffit de leur rappeler que la fonction publique est si diverse et globalement utile, avec plein de gens très bien dedans.

coco_des_bois said...

Je pense même qu'elle est indispensable.

Pour les transports, pour les communications, pour la santé, pour l'eau, et même à mon avis pour la nourriture (puisqu'on compare souvent la france à une famille en dette, quelle famille endettée ne fait pas de "plan" concernant sa bouffe ?).

Concernant les branleurs, ce qui choque beaucoup de gens, c'est qu'on puisse rien foutre avec "l'argent public" ... on aurait le droit de rien branler tant que c'est de l'argent privé ... c'est tellement hypocrite ça. Parce que l'argent, il est ni public ni privé, "nos impots" ... bla bla, la vieille rengaine. Allez, chacun pour sa gueule au final, le syndrome de "combien ça coute" et du gaspillage public.

Je pense qu'on pourrait organiser le travail sur des bases plus saines et moins productivistes, et alors on pourrait tous travailler "tranquille", parce que les stress du boulot, je suis désolé, mais c'est une maladie, pas un moteur de bonheur. Je revendique le droit pour chacun de faire son taf tout en gardant une vie décente, et je ne vois pas en quoi bosser 60 heures par semaines au bureau comme un connard de cadre devrait être plus valirisé que de faire 35 heures d'un travail pénible physiquement...

cécile said...

PRÉCISION
Je n'ai eu qu'une seule expérience… Et dans un bureau…
Pour le reste nous sommes bien d'accord… évidemment… Mais ça ne m'empêche pas de répéter que j'ai vu des trucs incroyables… ;o)

Anonymous said...

moi je l'aime bien cartapus tout de mm, c ton coté mignon tout plein, ou celui de tout le monde non :), volem rien foutre aussi des fois, alors que des fois si tout de mm, mais en taf hein en taf bof, bof allez savoir pourquoi, moi je veu des potes pour faire la revolution :), c que ca m'occuperis a pleins temps ca deja :) et vive les bois touts verts :)