Griffintown - le scandale

Connaissez vous le probleme de Griffintown ?? Non ??
Allez voir ici
Un des trucs les plus étonnant dont j'ai été temoin ici...

A part ca, ce matin à Guy-Concordia, j'ai vu une petite grand-mere, facile 70, qui faisait son trajet en vélo avec un casque violet de Taz - le tigre de Tasmanie. J'adore ! Elle avait un peu de mal au demarrage, mais bon pied bon oeil, le molet imberbe... Elle avait l'air si fragile cependant au milieu de la circulation... Enfin, vivement qu'on fasse de la place à tout ce monde à pied.

5 comments:

emcee said...

Encore une horreur. Hélas, ce n'est pas un cas isolé. Les élus s'effforcent de nettoyer les centres-villes des pauvres qui les habitent et de les repousser dans des coins pourris où ils auront encore moins de chances de s'en sortir.
En anglais, ils appellent cela "gentrification", c à d, comme tu le sais probablement, la transformation de quartiers délabrés en quartiers pour riches (en réhabilitant parfois à grands frais des maisons/immeubles historiques, comme les maisons de briques à NY ou Washington).
Cela s'est passé à Washington, à la Nouvelle Orléans, entres autres, cela se passe par ex, à Beijing, où les constructions traditionnelles sont détruites pour faire place aux skyscrapers sans âme imaginés par les béotiens venus des US.
Et plus près de chez nous, dans la majorité des villes importantes qui se sont embourgeoisées et se sont débarrassées de la classe ouvrière (ou ce qu'il en restait)- aidées en cela par les fonds de pension US.
Les pauvres n'ont plus droit de cité.
Cette histoire de la petite grand-mère est touchante. Là encore, on constate que les pouvoirs publics n'en ont rien à faire de l'environnement et du bien-être de leurs concitoyens, surtout qu'il y a du pèze à se faire par ailleurs.
Se déplacer à vélo, c'est affronter constamment des dangers.
J'ai un copain, pourtant très expérimenté, qui a eu un traumatisme crânien à la suite d'une chute sur une piste cyclable à cause d'un abruti sur un deux roues motorisé.
Les vélos, les fauteuils roulants et les piétons dérangent les beaufs motorisés (nombreux par les tps qui courent) qui envahissent sans vergogne leur espace.

coco_des_bois said...

Moi je savais pas, perso.
Regarde l'auteur(e) c'est Cartapus, qui est délocalisée au Canada. C'est marrant les mouvements de gens d'ailleurs, j'ai deux canadiens au boulot... on dirait que les mouvements de blancs horizontaux sont plus faciles que les mouvements de bronzés verticaux... enfin j'me comprends :p

Pour ce qui est du vélo, je suis le premier à être consterné, car comme tu dis emcee, LE centre d'interêt de nos villes reste la bagnole, quoi qu'on dise, et malgré les stupidités comme le vélib... si on voulait vraiment mettre les gens au coeur des villes, on s'y prendrait vraiment autrement.

emcee said...

Ah, j'avais pas fait attention que c'était Cartapus qui était l'auteur (je me suis pourtant demandé brièvement où, dans Paris, pouvait bien être "Guy-Concordia").
Mais le pb reste le même, sauf que les anglo-saxons, en partic. aux US (je ne sais pas au Canada) ont longtemps eu tendance à s'éloigner des centres-villes pour avoir une maison individuelle plus spacieuse avec le jardin autour, abandonnant les villes aux populations pauvres.
A Washington DC, il y avait 80% de Noirs à une époque. maintenant, le taux est en train de baisser - après la rénovation des quartiers autour de la Maison Blanche, par ex. Et le retour de la bourgeoisie (blanche).

Harlem, au coeur de Manhattan, fait, d'ailleurs, l'objet de toutes les convoitises.

Anonymous said...

trop nice votre Blog les gars. Je suis arrivé dessus à cause de la gueule qui mérite des coups de tatannes. Quelle surprise de voir GuyConcordia. J'en profite pour souligner en tant qu'habitant de Montréal que la place de la voiture est encore plus importante en amérique du nord qu'en europe (je m'en suis acheté une la semaine dernière après 2 ans de galère dans les transports)(je sais, j'ai honte)

coco_des_bois said...

Qui aujourd'hui peut vraiment se permettre de vivre sans bagnole dans nos sociétés de dingues ?
Pas grand monde, certainement encore moins en amérique comme tu dis.
C'est un constat flippant, et on y peut pas grand chose, la distance au travail, les supermarchés, les vacances ... etc, tout le meonde est poussé à plonger dans ce modèle.