Midi rouge


pour Jenny

et pour Médo aussi (rapport à Bertrand bien sûr)

et du coup un peu pour Gwenn, même si il boit pas beacoup de vin

et pis pour Domi que j'aiderai d'ici peu à vider quelques bouteilles

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1244

Un livre qui illustre l'émission d'aujourd'hui, qui rejoint le sujet de Mondovino, de quelques farfelus qui se battent pour préserver ce qui peut encore l'être ... à l'époque où être communiste n'était pas une tare.


La culture de la vigne et le courage des hommes qui la travaillent font œuvre civilisatrice. Le Centenaire de 1907, reconnu Commémoration Nationale en 2007, est l’occasion d’approfondir le travail de mémoire, afin que la révolte des vignerons contribue à faire comprendre les questions nouvelles posées par la mondialisation en cours. C’est le défi relevé par Les Vendanges de la colère, rencontre exceptionnelle avec les hommes et les femmes qui ont fait l’histoire du Midi viticole et forgent son présent et son avenir.

Désolé c'est court, mais voilà, le monde moderne, pas le temps tout ça, vous savez ce que c'est.

Mais si vous avez 5 mintes, allez lire cet article indispensable d'Emcee.

Hop hop hop !

22 comments:

Jenny Suarez-Ames said...

Gracias, coco, on va aller voir tout ça, et j'envisage de me munir bientôt de l'intégrale de Mondivino en série (qu'hélas j'ai loupée à la téloche, parce que la téloche est débranchée et cachée dans un coin comme une mauvaise fille qu'elle est).
Le film était bien pour aller, juste après, s'achever au cauchemar de Darwin.
Sinon, là je bois un rioja tout à fait convenable qui me rappelle Madrid mon amour, Goya for ever.

emcee said...

Oulah! En effet, c'est du rapide!
Merci pour tes encouragements. Et tes com' chez moi.
Pour ce qui est du domaine viticole, pareil que tout ce qui touche à l'agriculture: c'est livré brut de décoffrage aux manipulations des spéculateurs et des transnationales.
Quand les terres viticoles ne sont pas carrément annexées par quelque promoteur immobilier, pour forcer le passage du TGV ou pour construire encore et toujours des autoroutes qui bientôt ne mèneront plus nulle part.

Médo said...

Pour faire des travaux pratiques et boire en vraie toute cette theorie la, passez faire un tour en Tourraine, sur les cotteaux de montlouis. Bon pas trop de pub hein, mais il y a la une bande de jeunes vignerons bien motives qui tentent de remettre sur pied un de nos plus beaux terroir avec des methodes depuis longtemps misent de cote. Bref, passez voir Lise et Bertrand Jousset, ils vous expliqueront, c'est plus clair que mondovino et c'est plus doux au palais (tiens, comment ca s'ecrit???) ... PS: putain, passe 20h00, moi, ici, je suis bien content de l'avoir cette vilaine tele...

Jenny Suarez-Ames said...

Ouh ouh ouh, mais c'est vrai qu'en fin de compte c'est sur les jolis blogues que l'on trouve de la VRAIE BONNE information, dit la moissonneuse en s'éclusant un petit gamay hyper nature acheté chez le caviste du coin (glouare à toi, Caviste, fou furieux du naturel, qui peux expliquer des heures comment d'autres fous furieux, justement, remettent sur pied des méthodes longtemps oubliées. Caviste, tu es mon ami, je veux bien dépenser mes euros chez toi pour les encourager et parce que ton vin est le seul acceptable. Bon. Très bon, en fait).
Par ailleurs (attention je vais être presque sérieuse) là il ne s'agit pas de commercéquitable, souvent foutage de gueule marketing nébuleux destiné à s'offrir une conscience et un bon café, gringo.
Bon, je bois un verre et je réfléchis, hein.
Tchin.

coco_des_bois said...

Le commerce équitable c'est de la merde en branche, et plus particulièrement en supermarché, comme l'a souvent dit Guy Carlier dans le poste, c'est la bonne conscience au dessus de ton caddie plein de merdes non équitables...

Bref, Jenny, je vais voir si y'a moyen de ramener une bouteille et quand on se fera une petite rencontre chaviste, on se la boira à la santé de Hugo !

Jenny Suarez-Ames said...

Guy Carlier a dit des choses jadis mais Guy Carlier a été remplacé par un truc qui ressemble à un big mac sur pattes pétri de bonne conscience. Je sais bien que l'image est dégoûtante et vous demande de m'en excuser.
Pour l'apéro chaviste, très volontiers, je préviens le colonel sur qui je compte pour m'aider à dégoter les munitions adéquates. Attention, pour nous, dans ce domaine particulier, et dans quelques autres, quantité et qualité ne sont pas antinomiques.
Avec, on mangera du caviar équitable, ok?

coco_des_bois said...

Du caviar équitable, quelle trouvaille ! J'avoue que la perspective me met dans un état de joie à peine decriptible, je propose pour accompagner le caviar, une bonne truffade équitable, dont la digestion ne saurait être que facilitée par une bonne bouteille !

Quand au hamburger à pattes, je ne vois pas de qui tu parles, j'avoue rater de plus en plus volontairement les pitreries matinales du crétin Demorand.

mort à Val

emcee said...

Je vois que ce blog, naguère bien sous tous rapports, s'alcoolise et se caviardise grave.
Mais si c'est la nouvelle tendance, je veux bien en être. Cela me paraît fort amène comme mode de lutte. ;-)

Bien d'accord, le commerce équitable, c'est du foutage de gueule intégral. On nous amuse avec ces gadgets pour nous faire oublier que c'est tout leur système qu'il faut changer. Et vite.
Tiens, Val, puisqu'on en parle, lance une nouvelle pétition consensuelle. Toute la droite et la droite signent des quatre mains. Ca tombe comme à Gravelotte.
Gageons que tout cela se terminera en sonnantes et trébuchantes pour le torchon du mercredi. Dommage qu'il n'y ait pas lieu de mettre des fourgons de CRS devant le siège du canard. C'est achement top classieux.
Villepin a signé, Pasqua et Balladur se sont prononcés contre les relevés d'ADN. Il y en a sans doute plein d'autres du même acabit. Que du beau linge.
Il a trouvé un bon créneau, finalement.
Voir à ce propos le billet de Fontenelle qui m'a revigorée pour la journée.
Bon, là, ça retombe déjà. Va falloir que je trouve autre chose.
Un petit vin bio de Touraine?
Un rosé bien frais du Roussillon?

Jenny Suarez-Ames said...

Le hamburger à pattes qui bonneconscientise à mort, c'est Guy Carlier himself. Je n'ai plus la radio depuis un divorce qui complète ma panoplie d'archétype boboïde 11e, édition, névrose, blogue, vin naturel, trentaine attaquée, vélo [complétez mais sans Vincent Delerm, c'est ma prière comme dit Mike Brandt] sauf que j'aime mieux dandy rouge, voilà, c'est tout. Tout ça pour dire que je n'ai plus la radio, et qu'on survit très bien sans, en fait. Ach, digression.

Entièrement d'accord avec la camarade emcee sur le commerce équitable,cache-misère à emballage coloré et de bon goût esthético-éthico-ethnique pour linéaires de Monop et cuisines made in China.

Idem sur la pétition du sinistre Val, que je me suis empressée de ne pas signer, contrairement à celle du collectif Sauvons la recherche. Sauvons la recherche et exigeons de Charlie-Hebdo qu'il arrête de se faire passer pour un canard subversif (haha). Question: pourquoi ai-je l'impression que seuls les jolis blogues et les jolis initiés savent qui est réellement ce sale con de Val?

Dans un autre registre, ça me rappelle la sordide affaire Didié Déninx [nan, on sait, ça s'écrit pas comme ça mais c'est de la dizortografy militante].
Que des types comme ça, des usurpateurs, délateurs, traîtres, qui se déguisent en chevaliers blancs et sont finalement démasqués puissent conserver un crédit me sidère. Et ce sont, comme toujours, les accusés reconnus innocents qui passent pour les salauds auprès du granpublik.

Oui, je m'emporte et alors?
Bref, Val, ouiquipédia, Déninx et plein d'autres vous avez rendez-vous avec Bernard K. au goulag des jolis blogues.

Sinon, il faut parler de vin plus souvent, ça rameute les foules. Et c'est bon (comme ce petit gamay très nature...).

Jenny Suarez-Ames said...

Hum... Désolée pour les douze digressions et les trois kilomètres de commentaire, sinon.

coco_des_bois said...

Nan mais on survit très bien j'avoue, sans radio.
J'aime quand même m'écouter Mermet, franchement, je "kiffe" !

Je m'en vais causer plutôt du Che que de Val donc.

Les filles bah on se fera un apéro chaviste hein !

Jenny Suarez-Ames said...

Mermet on peut le podkaster sur le ouèbe, sinon.

Ouiiii pour l'apéro chaviste, avec caviar équitable sur des blinis équitables, foie gras équitable, truffade aussi, et on s'habillera chez les grossistes chinois qui délocalisent équitablement dans les caves de mon joli quartier en voie de vélibisation massive.

Je fais un scopitone assez peu équitable, là.

emcee said...

Pour rajouter mon grain de sel, je dirai que j'ai radio et télé, mais je ne prends même plus la peine de les allumer. Doctor's orders.
Et je podcastais Carlier, que j'écoutais à l'occasion. Mermet aussi.
Le reste n'est pas écoutable. Ni regardable.
Deux questions:
@jenny: mais qui est donc ce Didié Déninx que, pour ce que j'ai vu, tu as cité à deux reprises, ici et sur un autre blog?
@ tous: vous auriez des références en ligne sur une analyse fine du commerce équitable? Je voudrais envoyer des docs à tes copains.
merci
Bon, maintenant, je passe au Che.

coco_des_bois said...

J'ai pas de dossier tout fait, mais ça mériterait d'en parler plus souvent oui, comme de plein de trucs d'ailleurs...

article bellacio

emcee said...

merci, coco
j'étais sur l'autre ligne, pendant que tu postais. Je vais lire tout cela.
En effet, cela mériterait qqs mises au point.

Jenny Suarez-Ames said...

@emcee: une saloperie de (mauvais) auteur de polars qui, pris d'une bouffée délirante dans les années 90, a traité tout ce qui n'était pas lui et sa clique de rouge-brun, en public, sur internet et dans un livre. Pour faire (très très) court. Genre bonne conscience incarnée. Ca a nuit à la littérature et surtout à des gens bien.

Sur l'autre sujet, il y a le bouquin de Jean-Pierre Boris, Commerce inéquitable, chez Hachette Littératures, sinon. Je peux l'avoir gratos, si ça intéresse...

emcee said...

@ Jenny, pour le Didier, je n'ai pas souvenir de ce truc.
Pour le bouquin, j'en ai en effet entendu parler. Je vais me le procurer à la librairie du coin (c'est toujours bien de l'avoir chez soi). Merci pour la proposition.
Quant au lien Bellaciao, Coco, il y a pas mal de renseignements utiles. On pourrait faire une petite compil' de tout ça et en faire un billet. Non?
Tu t'y colles et je recherche un truc en anglais à ce sujet pour compléter. Que penses-tu de cette idée? Pour dans 15j-3 semaines? Avant?

Jenny Suarez-Ames said...

Bah si le Didier n'a pas été entendu, tant mieux, tant mieux. Pour le prochain scopitone, j'envisage de cramer une de ses daubes, mais il faut que j'aille les chercher à la cave, c'est très compliqué.
Je vais récupérer le livre aussi, tiens, à l'époque je ne l'avais que feuilleté (et on ne lit pas les livres qu'on édite quand on travaille chez Lagardère, question de principe.).
La proposition tient vraiment, sinon.

coco_des_bois said...

Oui Emcee, je vais préparer un truc sur le sujet, je pense que j'incluerai des références à ce que je considère comme le seul commerce équitable, celui qui fait vivre les petits producteurs de nos régions, à base de relocalisation de la production agricole et vivrière.

bref :)

Jenny Suarez-Ames said...

Wow, 20 commentaires, merci le vin.

Et pourquoi vous ne prendriez pas contact avec Jean-Pierre Boris? Il est sur RFI, aux dernières nouvelles, et c'est un type sympa qui maîtrise bien le sujet.

emcee said...

Très bien, que des bonnes idées.
Je cherche de mon côté un article par un anglophone. Il doit bien y avoir cela qqpart.

Merci pour le bouquin, Jenny, mais je n'ai pas bien loin à aller.
Et si besoin est, pas bête, on pourrait contacter JP Boris.
Il y a aussi eu des articles sur Politis, mais pas moyen qu'ils mettent en ligne leurs archives.
Peut-être le Diplo ou le Grand Soir.
Et de 21!

Jenny Suarez-Ames said...

Rien de mieux que la mutualisation des bonnes idées. Je regarde aussi de mon côté.
Une fois, j'ai rencontré un type qui bossait chez Maxavelar, terrifiant, un discours de pur commercial teinté d'une (légère) bonne conscience, expérience affreuse, il aurait aussi bien pu bosser chez Danone ou Monsanto, le gars.

Et de 22.