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Navré

Ouais, navré, parce que y'avait "ce que certains appellent encore" un socialiste à la radio ce matin, et que oui, en effet le spectacle est navrant.
Navrant parce qu'en effet le PS va récupérer des votes comme d'hab, on sait même pas pourquoi, mais on sait que "la gauche" remonte... la gauche oui, pas les zéstèmes non, la gauche, la vraie la démocratique, celle qui lèche les pieds du CAC avec respect.
A un moment donné faudra vraiment leur dire aux journalistes que le PS n'est pas un parti "de gauche" ... non ?

Et on recommence comme d'hab, on va voter pour le PS, même si on sait qu'à chaque fois on est déçu, on se dit qu'on le sera moins qu'avec l'ump... ou pas.

ouais... ou pas

La psychologie du flan

Je pensais mettre la photo d'un flan, mais je préfère une bonne jelly bien molle, c'est encore plus parlant.

Question

Quelle est la différence entre un canard ?

Réponse en images avec le chef des jellys : François Hollande sur France Inter hier matin.

Voici en vrac les perles que j'ai relevées... attention c'est du lourd.



On est la seule force qui peut être une alternative à nicolas sarkozy ... et à la droite
Oui, c'est une façon de voir les choses, comme depuis longtemps, le PS est effectivement électoralement l'alternative, mais voyons si c'est le cas idéologiquement.
Demorand : On dit que vous avez perdu votre sens de l'humour
Hollande : Ecoutez ça serait très difficile de me l'arracher, c'est aussi fort que mes convictions socialistes.
En effet, il faut une dose d'humour sans bornes pour affirmer une telle connerie

le seul sujet qui compte, l'urgence du pouvoir d'achat

les émeutes amènent à parler de la nation, de la citoyenneté

il faut une conférence sur les salaires
encadrement des loyers
prix des carburants, taxe sur superprofits petroliers
marges sur les producteurs répercutés (grande distrib)

grenelle du pouvoir d'achat

comment faire pour être les meilleurs dans la mondialisation, pour être les plus compétitifs

Besancenot est dans la contestation, mais si le PS etait dans la contestation, ce serait la fin !
37 ans et demi pour tous ? on serait dans la radicalité ! allons-y ! et pis on peut augmenter de 25 à 30 % le smic ! c'est ça la radicalité ? nous c'est de dire il faut faire des réformes
nous, nous avons à faire des propositions sur le pouvoir d'achat, sur la relance de la croissance, sur la compétitivité, sur la mondialisation !
être socialiste, c'est être dans l'ouverture d'une autre société ...

nous on est pas simplement là pour utiliser les grèves parce qu'elles sont là ...
il faut pas simplement la grève pour la grève ...

La Chine c'est pas la Lybie ! hein attention, c'est pas l'Iran non plus ! on est pas dans de la prolifération, on est pas dans les conditions où le nucléaire peut amener à des armes nucléaire, elles y sont déjà ! (ce qui est rassurant)
Voilà, enfin je sais pas vous, mais moi j'ai l'impression de voir pompidou :



Voilà, c'était juste pour dire pas grand chose, si vous pensez encore que le PS est de gauche, ben réfléchissez à deux fois, si vous pensez que tout ce qui est à gauche du PS est "radical" ... re-pensez-y un peu. Demain quoi, une alternance ? Demain Sarko aura tellement foutu le bordel qu'on aura une alternance ? Nan, tout sauf ça... on a quelques années pour détruire le PS et faire autre chose. Enfin bon faut y croire non ?
Sinon, ben vous avez le programme hein : croissance compétitivité et mon cul sur la commode.

Thiers plus précisément

Chez Seb' Font' notre futur président du Monde (qui ne ment plus), on peut lire ces derniers jours un article au sujet de Thiers, ou plutôt d'un article de Duhamel qui parle d'un bouquin (oui les articles parlent toujours d'un truc qui parle d'un truc, c'est le système des vases communicants ou la clepsydre, je sais plus) qui lui même parle de Thiers.




Seb nous fait un joli decryptage du language Duhamel, à commencer par cette merveille :

Dans la mythologie de la gauche, Adolphe Thiers incarne l'une des figures les plus détestables du XIXe siècle français.
C'est la première phrase je vous prie... et c'est déjà une énormité !
On peut essayer de regrouper ses neurones et faire le lien avec le discours dominant.
La gauche est politique et horriblement gauchiste, alors que la droite n'est pas politique - elle. De ce fait, la gauche, qui dit n'importe quoi et s'appuie sur des idées farfelues, doit fonder une mythologie pour manipuler les gens, les étudiants, les grévistes, les chômeurs...

Les gens, eux, ne sont pas politisés, ils sont raisonnables ! Ce sont des usagers, des gentils automobilistes, des otages, des employés comme vous et moi (dit dans la bouche de "journalistes" multi-cartes et omniprésents aux avantages multiples et constants, c'est au minimum savoureux). Les gens sont en général "pas concernés", parce qu'ils veulent juste "étudier", "travailler" (en paix si on le permettait) - copyright Seb' Font' pour changer.

Je ne peux que vous encourager à lire cet article qui plonge au fond de ce qui ressemble bien à un mythe : la fable de l'usager.
La prise d’otage consiste en ceci : en acceptant d’être réduits à leurs fonctions d’usagers, l’homme ou la femme qui utilisent les transports en commun, concourent à consacrer un ordre politique qui pourra tout aussi bien, lors d’une prochaine loi, les faire passer du côté de leurs mythiques adversaires du jour. En acceptant d’être dès aujourd’hui désignés comme victimes, ils valident un système logique qui s’assure, du même coup, la possibilité de les transformer plus facilement, un jour prochain, en victimes véritables.
Mais les gens normaux à part ça ne sont pas victimes de mythes, la droite ne diffuse pas de message politique, elle se contente de suivre les lois naturelles de la nature, encore un mythe quasi religieux imposé par des hommes bien réels pour justifier leurs actions tout ce qu'il y a de politiques.
La réalité économique, c’est comme la loi de la pesanteur. Jusqu’à nouvel ordre, on ne s’est pas émancipé de la loi de Newton.
Tu parles du mythe...

Mais bon, là on a pas dépassé la première phrase de l'article de Duhamel ... c'est dommage avouez. Passons à la suivante :
Karl Marx en personne le dépeint en « nabot monstrueux », Flaubert l'exècre, Victor Hugo le voue aux gémonies, Balzac s'en inspire pour sculpter son Rastignac le plus luciférien.
Comme Marx est un gauchiste (ouais là quand même un peu non ?) il parle par approximation, fait des amalgames et surtout, dit des trucs bien gras comme "nabot monstrueux" ... mais gardez ces deux mots à l'esprit, ils devraient bien vite vous évoquer un autre nabot. Parce que Marx dit bien plus au sujet de Thiers et de la Commune, et ce n'est pas que de la mythologie, même si on pourrait penser en lisant Duhamel que Thiers est un grand Monsieur et qu'il a après tout bien des mérites. Au passage, savourez donc cet article sur le même sujet. Je kiffe surtout ce genre de débilité (oui enfin ça sort des échos hein) :
Serait-ce parce que celui que Marx qualifiait de « nabot monstrueux » inspire spontanément l'antipathie ? Mais il faudrait alors expliquer pourquoi une centaine de nos villes ont donné son nom à des rues ou des places.
On note que le résumé des écrits de Marx est identique (le mec ne savait pas écrire plus de deux mots à la fois faut croire)... on note également qu'aucune ordure dans aucun pays n'a jamais eu de plaque commémorative... c'est gouteux je trouve (ou goutû au choix).

Ceci dit, voici quelques citations du bouquin sur le Guerre Civile en France de Marx :

Pourtant, avec son courage légendaire, il continua de fuir la scène publique, jusqu'à ce que les massacres de juin l'eussent nettoyée pour son genre d'activité. Alors, il devint le cerveau dirigeant du « parti de l'ordre » et de la République parlementaire, cet inter-règne anonyme pendant lequel toutes les factions rivales de la classe dirigeante conspiraient ensemble pour écraser le peuple, et l'une contre l'autre pour restaurer chacune la monarchie de son choix.

En dépit de ses hypocrites homélies sur les «libertés nécessaires» et de sa rancune personnelle contre Louis Bonaparte qui avait fait de lui sa dupe et flanqué dehors le parlementarisme, - et hors de son atmosphère factice, ce petit homme, il le sait bien, se ratatine et rentre dans le néant, - Thiers a trempé dans toutes les infamies du Second Empire, de l'occupation de Rome par les troupes françaises, jusqu'à la guerre avec la Prusse, à laquelle il poussa par ses farouches invectives contre l'unité allemande, - non pas parce qu'elle servirait de façade au despotisme prussien, mais parce qu'elle serait une atteinte au droit traditionnel de la France au morcellement de l'Allemagne.

Ministre de Louis-Philippe, il dénigra les chemins de fer comme une folle chimère; et, plus tard, dans l'opposition sous Louis Bonaparte, il stigmatisa comme une profanation toute tentative pour réformer le système pourri de l'armée française. Jamais, au cours de sa longue carrière politique, il ne s'est rendu coupable d'une seule mesure, si minime fût-elle, de quelque utilité pratique. Thiers n'a été conséquent que dans son avidité de richesse, et dans sa haine des hommes qui la produisent. Entré pauvre comme Job dans son premier ministère sous Louis-Philippe, il le quitta millionnaire. Son dernier ministère sous le môme roi (celui du 1er mars 1840) l'exposa à des accusations publiques de concussion à la Chambre des députés, auxquelles il se contenta de répondre par des larmes, denrée qu'il prodigue avec autant de facilité que Jules Favre ou tout autre crocodile. A Bordeaux, sa première mesure pour sauver la France d'une ruine financière imminente fut de se doter lui-même de trois millions par an, premier et dernier mot de la «république économe», qu'il avait fait miroiter à ses électeurs de Paris en 1869. Un de ses anciens collègues à la Chambre des députés de 1830, capitaliste lui-même et néanmoins membre dévoué de la Commune, M. Beslay, apostrophait dernièrement Thiers dans une affiche publique :
L'asservissement du travail au capital a toujours été la pierre angulaire de votre politique, et depuis le jour où vous avez vu la république du travail installée à l'Hôtel de Ville, vous n'avez jamais cessé de crier à la France : Ce sont des criminels!

Passé maître dans la petite fripouillerie politique, virtuose du parjure et de la trahison, rompu à tous les bas stratagèmes, aux expédients sournois et aux viles perfidies de la lutte des partis au parlement, toujours prêt, une fois chassé du ministère, à allumer une révolution, pour l'étouffer dans le sang une fois qu'il y est revenu avec des préjugés de classe en guise d'idées, de la vanité en guise de coeur menant une vie privée aussi abjecte que sa vie publique est méprisable, - il ne peut s'empêcher, même maintenant où il joue le rôle d'un Sylla français, de rehausser l'abomination de ses actes par le ridicule de ses fanfaronnades.

Bon, je sais pas, mais moi parfois, toutes choses égales par ailleurs, je ne peux m'empêcher de faire des petites comparaisons... on s'amuse comme on peut hein...

Allez... salut !

crève ordure (2)

Mais bordel pourquoi j'ai allumé ma radio moi ?

Je le sais en plus que je suis maudit nom de Zob (dieu de remplacement, mot d'origine arabe).

François Hollande, crève ordure, j'ai bien envie de t'envoyer au goulag bordel !

Ce matin, France Inter, cette espèce de balon de saindou dégoulinant qui n'a vraisemblablement pas de cerveau, est toujours capable de sortir des insanités et il y a encore des micros pour capter ses grognements (imaginez une motte de beurre qui grogne, l'image est cocasse non ?).

Au menu, comparaison ridicule de Lagarde avec Marie Antoinette, come il l'a déjà fait dans d'autres médias (c'est ce qui est bien avec les cons, c'est qu'ils sont souvent consistants dans leur connerie).
Marie-Antoinette, lorsqu'on lui demandait du pain parce que le pays était affamé, disait 'il n'y a pas de pain qu'on leur donne de la brioche. Et bien maintenant il n'y a pas de carburant, qu'on leur donne du vélo'
Oui, la question du pétrole est une bonne occasion de montrer, si on en avait encore besoin, que le PS doit crever et disparaitre, qu'ils n'ont d'autre but que d'être toujours plus de droite, de singer le nabot et sa cour. Lisez comme Denis Baupin ridiculise en quelques mots les déclarations débiles de Hollande, et comme même Lagarde passe pour une progressiste face à cette baudruche.
Mais François Hollande aurait été beaucoup plus crédible, en chef du principal parti d'opposition, s'il avait assorti sa réflexion d'au moins une proposition pertinente ! Non seulement ce ne fut pas le cas, mais en plus il a osé ressortir la démagogique proposition de la TIPP flottante !

Au moment où le prix du pétrole monte en flèche à cause de la raréfaction de la ressource, au lieu d'inciter nos concitoyens à réduire leur consommation (en développant les alternatives en matière de transports collectifs, d’utilisation du vélo, etc. ou tout simplement en réduisant la consommation des voitures), le PS n'a pas d'autre proposition que de les inciter à consommer plus en abaissant artificiellement les prix !
Ho mais c'est pas tout, si vous n'aviez pas compris, en vrac, Hollande nous fait une démonstration de son amour du libéralisme (je suis sûr qu'il se mord les couilles de ne pas être aussi malin que DSK qui se fait bronzer le fion au soleil du FMI pour un salaire de ... euh ... je sais pas, disons président de l'univers ?).

Donc en vrac : le pouvoir d'achat, la quête de croissance horizon indépassable de notre vie, allégeance à l'europe dans toutes nos orientations politiques, construction européenne en panne (sic), vote pour le oui par voie parlementaire tout à fait normale ... je ne sais pas combien de fois il l'a répété, mais le meilleur c'est quand même "nous sommes là pour réguler le capitalisme [pas pour le détruire ou un truc du genre]" ... phrase aussi stupide que vide de sens, qui, à sa seule évocation devrait faire fuire IMMEDIATEMENT tous les adhérents et électeurs du PS. Quand un auditeur lui fait remarquer que le Chili de Pinochet a montré que les réformes libérales sont le meilleur moyen de détruire un pays, il bafouille et éructe que l'on ne peut pas comparer la France au Chili de Pinochet et que c'est plus Pinochet qui est au pouvoir (démonstration qu'il est vraiment con et qu'il ne comprend même pas ce qu'on lui dit) comme si lui était à une comparaison près...

Que le PS crève la gueule ouverte.