NON – voter - médias


Le matin j’essaie d’ouvrir une oreille super tôt pour chopper la merveilleuse chronique de JM Sylvestre, l’homme qui « sait » ce qui se passe en économie, le gars pour qui tout est normal, la bourse baisse ? normal paske bon, voilà, la bourse monte ? normal (à la limite, jouissif)… avec lui, l’économie c’est super simple et ça va dans le bon sens avec bon sens. Bon, je ne m’étends pas sur le sujet, j’en ai déjà parlé, mais bon, chaque fois que j’en parle, je m’égare, j’y peux rien, le sujet est vaste comme un truc super vaste.

Bref, ce matin j’étais trop la tête dans le fion pour me souvenir de ce dont parlait JMS, mais je crois me souvenir (c’est comme un rêve, un truc flou, on entend les paroles comme au loin, mais on ne fixe pas les mots, la brume envahit le tout, enfin vous voyez le topo, un bon point à celui ou celle qui me dit ce dont parlait JMS ce matin). En revanche, j’ai plutôt bien imprimé les concepts avancés par De Villiers lors d’une récente apparition en public (devant ses fans j’imagine). Il était question de récupérer l’élan politique du NON au TCE, et de fédérer cet élan - de droite donc – pour avancer sur les sujets importants que sont… euh… zob, j’ai oublié. Mais bon à priori les sujets de De Villiers, on les connaît plutôt bien, il les partage avec Sarko, Le Pen et certains au PS, on ne débattra pas sur la qualité d’arguments aussi profonds qu’importants, ce gars a un tel bagou qu’il parle pour lui-même (si si, il peut le faire).
Ce que j’ai trouvé assez dingue, c’est sa lucidité face au phénomène du 29 mai, ce NON qui, comme nous l’ont expliqué les médias est « d’un côté eurosceptique, de l’autre peut-être xénophobe... » constitue visiblement une occaze en or pour lui, bah oui, des fois que ce soit un truc vraiment xénophobe, y’a peut être moyen de chopper des voix au passage.

Du coup, enfin pas vraiment de rapport, si ce n’est lointain, ça me repose dans mon cerveau (qui sort de la brume ne l’oublions pas) la question du vote. LE vote, celui de 2007, pas celui pour Josiane la Nouvelle Pouf, celui qui va asseoir un vieux sur le bouton nucléaire français, celui qui pousse des stars à appeler au vote, genre « voter c’est bien » … ouais c’est sûr que c’est mieux que brûler une bagnole, enfin ça dépend, ça défoule quand même moins à mon avis. Mais voter c’est bien, c’est sûr, mais POUR QUI ? allez-y inscrivez-vous sur les listes, super, ça va tout changer, ça va faire comprendre à ces salauds que ça va chier (nan cherchez pas, ça veut rien dire).
J’ai bien depuis peu un pti penchant pour le gentil Yves Cochet, en plus j’ai entendu ce matin qu’il y avait en ce moment le vote pour désigner le candidat chez les verts, alors pourquoi pas ? Ah ouais mais nan, je suis con, si je vote autre chose que PS ou UMP, je vais encore faire passer M. Le Pen au second tour, ce qui n’est pas bien, une carte d’électeur oui, mais c’est pas non plus le festival du n’importe quoi. J’ai quand même l’impression que les primaires chez les verts intéressent un peu moins les médias que celles du PS (pour ceux qui ne le savent pas, Aubry est candidate).

Bon, du coup, médias, vote, tout ça, ça me fait penser que je vais aller à une réunion à ce sujet, et peut être à une autre. J’aime bien écouter Halimi, il est clair et rarement énervé, il semble éviter soigneusement les débats à la con dans une sorte de tradition Bourdieusienne si je peux l’appeler ainsi. Je rebondis sur ce sujet car un pote m’a parlé d’une émission toujours sur France Inter qui passe tous les jours depuis un bon moment à 17h, c’est Là Bas Si j’y Suis. Une émission qui est parfois en partenariat avec le Monde Diplo, entre autres, mais qui ressemble à un petit oasis de gauche dans un océan de droite. Marrant de découvrir cette émission (merci à mon téléphone-radio je peux l’écouter au taf) avec ces interventions d’auditeurs sur le répondeur genre « à la personne qui se plaint que France Inter est une radio de gauche, je lui conseille d’écouter le 7-9 pour changer d’avis » … cqfd, marrant que ce genre d’émission passe encore, alors certes l’audience doit être restreinte, mais merci à Radio France de laisser cet oasis quand même. Ici, on peut écouter les archives de l’émission qui en son temps laissait la parole à Bourdieu, Pierre Carles et j’en passe. Merci Daniel Mermet.

Avec tout ça, la Défense va me semble un peu moins inutile voire nuisible.

L'arbre et la Forêt


Où l'on reparle de Clearstream, mais pas pour les mêmes raisons...

Je commence par un peu de promo pour un gars vraiment intéressant, au moins en ce qui concerne ce qu'il a à dire. Je tombe même pas forcément d'accord avec lui dans ses articles, en fait j'apprends des choses, et c'est là que se situe l'interêt, si la toile ne servait qu'à regarder en stream TF1... euh disons que l'interêt en serait vite limité !

Bref... ce cher Chalov a rebondi il y a quelques temps sur les enquêtes de Denis Robert, le même Denis Robert dont on parle depuis au moins 2001 lors de sa "croisade" contre les banquiers Luxembourgeois et son livre Révélation$.


Aujourd'hui, et depuis quelques semaines, on nous parle de l'affaire Clearstream. Enfin on nous parle, c'est un bien grand mot, en fait on nous présente un monceau de conneries aussi stupides qu'inutiles. (je pensais pas un jour faire un lien vers TF1, mais bon, que vaut une critique non argumentée ?)
Alors en quoi consiste ce manège, cette chienlit comme se plaisaient à qualifier les journalistes le mouvement anti-CPE ? Au moment où beaucoup de jeunes et de moins jeunes vivent avec passion leur lutte contre les tentatives répétées du pouvoir de nous imposer leur déréglementation, au moment où on demande d'arrêter de se foutre de "nous", y se passe quoi ?
Ben c'est simple, ils en rajoutent une couche, ils jouent à qui est le corbeau à droite et aux chaises musicales à gauche. Mais ouais, et après ils vont s'étonner des résultats du premier tour et rejetter la faute sur ce peuple d'abrutis qui n'a encore rien compris.

Parce qu'en fait, si on revient aux sources de l'affaire Clearstream, c'est quoi ? C'est pas une question autour de qui a dit quoi et qui savait quoi au sujet de qui donc, non, rien à battre de Sarkozy ! On est en train d'ergotter autour d'une entreprise (si on peut l'appeler ainsi) qui est vraisemblablement un des organes les plus puissants et les plus efficaces de blanchiment d'argent !

Le cynisme de nos dirigeants (qui ont abdiqué depuis longtemps devant leur amis patrons et financiers est tel qu'ils peuvent se permettre de faire des avions en paper avec nos contrats de travail, nos vies en quelque sorte. J'exagère ? euh sincèrement, allez voir le film de Denis Robert dont chalov propose le lien. Ou mieux, procurez le vous par tout autre moyen (légal s'entend, je voudrais pas inciter à quelque action répréhensible). Si vous n'êtes pas pris à la gorge quand Chirac remet un grade supérieur de la légion d'honneur au preimier ministre Luxembourgeois, en présence s'il vous plait de Fabius (on parlait de lui il y a peu), alors je sais pas ce qu'il vous faut.
Le lien est fait rapidement dans ce reportage avec l'entreprise Daewoo, mais avec la finance en général, avec la dérive que je considère comme honteuse de pans entiers de notre activité vers la finance libre de ses actes (de merde). Mais c'est aujourd'hui une évidence qui crève les yeux que la source de problèmes sociaux dans le monde sont le résultat d'attaques délibérées contre les gens au profit des banques d'affaire. Alors voir nos ministres jouer aux cons à la télé (enfin je sais pas je la regarde pas, mais je m'en doute) avec ce qui à la base est une ... j'ai pas de mots là, désolé... chui trop énervé.

Allez, je suis pas fan de Libé, mais tout n'est pas à jeter, un article récent démonte ce jeu stupide et apparente cette histoire à de la télé-réalité, c'est exactement ça, et les analyses de Bourdieu ont de belles et longues années devant elles quand il parlait de "faits divers, des faits qui font diversion" ... cqfd
Denis Robert a au moins le loisir de s'exprimer dans LIbé, et tant mieux, mais est-ce suffisant ? Auront nous droit à un remake du sang contaminé ? Allons... personne n'est mort... à première vue.

Responsabilité et banane


L'avantage quand on lit Le Monde Diplomatique (outre une présence plus rare de pub) c'est qu'on a de la lecture pour un moment, et ça tombe bien, puisque le journal sort tous les mois, et en plus il coûte 4 euros. Cela dit, on en a pour son argent comme on dit (on le dit plus beaucoup, mais on s'en tape), c'est pas le genre de journal que vous pouvez lire en 20minutes chrono pour plusieurs raisons : c'est en général pas trop mal écrit, et un rien complexe (ce qui ne veut pas dire tordu) et il y a de la bibliographie, qui vous permet d'élargir vos infos si besoin. Alors bien sûr, c'est pas un quotidien, et il est pas gratuit, et il ne donne ni la météo, ni le programme télé et encore moins l'actu de people, mais étant donné qu'il est assez "touffu", vous pouvez lire les articles tranquillement, pas pressé, vous avez un mois.
Du coup, chaque jour ou presque, j'ai pas mal de bases de réflexion (j'en ai en dehors de ça, comme un grand projet secret de système automatique d'enlevage de poils de chats blancs d'un manteau en feutre noir, mais c'est encore en phase d'étude) et du coup j'ai des trucs à dire ici même... en dehors des nombreuses digressions j'entends.

Donc, un peu pris dans les débats qui s'agitent sur le monolecte, je lis ce matin un article sur la banane, ou plutôt sur le marché de la banane d'Amérique du Sud.
J'en viens à mon propos qui est la responsabilité de chacun.

Chaque jour ou presque je me demande ce que je peux faire pour changer les choses qui me semblent injustes (attention à l'interprétation, le qualificatif n'engage que moi). J'ai déjà quelques habitudes, mais bon, en référence à l'article cité plus haut, je pense que chacune de nos actions engage notre responsabilité. Beaucoup sont induites par notre société et on y peut pas grand chose, mais beaucoup d'autres relèvent de l'action personnelle.

La banane en question regroupe un bon nombre de facteurs qui me semblent essentiels aujourd’hui dans une réflexion politique et sociale :


  • Dumping social dans le seul but d’améliorer la rentabilité d’une activité

  • Monoculture d’un (plusieurs) pays pauvre qui a déjà des problèmes de nourriture

  • Désastres environnementaux liés à cette monoculture et à son « intensivité »

  • Catastrophe du marché mondial qui impose des prix via les multinationales

  • Production à destination de pays non producteurs toute l’année et consommation dans ces pays de façon irresponsable


J’en oublie sûrement…

Mondialisation :
Ici, on retrouve un peu le schéma des pays en actuelle retournement comme le Venezuela, mais encore pire : des multinationales Américaines (pays qui ne produit pas de banane) imposent des prix et donc des conditions de travail et de production à des pays qui ne profitent pas de cette activité (contrairement à ce que prétendent les tenants de la mondialisation).

Consommation :
Les européens consomment tous les jours toute l’année, des bananes dont ils ignorent l’origine (elle peuvent provenir d’Afrique, mais à part des différents EU-USA, les principes sont les mêmes) et qui alimentent les différents points négatifs cités plus haut.

C’est là que la responsabilité intervient
Je pense que chacun peut mettre un frein énorme à sa consommation de tout ce qui n’est pas produit en France, je pense que ces activités sont tout sauf une bénédiction pour ces pays qui n’ont pas besoin de ça pour se développer pour les raisons évoquées, je pense qu’un ralentissement de la consommation peut avoir un effet sur les entreprises et les gouvernements pour humaniser ce genre d’activité.
L’avantage du marché des produits alimentaires, c’est que l’on a des moyens de pression, ce qui n’est pas évident au sujet du textile par exemple, essayez de trouver des fringues produites ailleurs qu’en Asie…
Voilà, je ne veux pas faire le Coffe, mais si on arrêtais de bouffer des fraises en hiver sous prétexte que c’est une de nos libertés et un des progrès indéniables apportés par l’économie de marché et le libre échange, je pense que ça changerait certaines choses.

    Chavez et les médias

    Ce matin comme d'hab', j'écoute France Inter.
    A peine le temps de me couper l'appétit avec la chronique de JM Sylvestre, qui nous explique que les baisses notables de pratiquement toutes les bourses mondiales sont tout à fait normales, c'est compliqué, mais en gros le marché s'est gavé, le marché a une petite indigestion, alors le marché pète un bon coup pour relacher la pression, il enlève un cran de sa ceinture pour pouvoir siroter son Whisky tranquille.

    Enfin c'est pas non plus le propos, là je voulais parler d'une petite chronique géopolitique dont je ne me souviens plus l'auteur (faudrait que je fasse un effort, c'est pas sérieux, on peut pas balancer des infos comme ça sans citer les sources, hé ben si on peut, paf, c'est ça le ternet).
    Bref, ce matin, ça parle vite fait de Chavez.

    Pour mémoire, Chavez, c'est ce méchant dirigeant Vénézuélien qui a eu l'audace de résister à un coup d'état, et qui mérite depuis un bon moment un traitement médiatique absolument dégueulasse. Chavez a eu droit il y a peu à un traitement médiatique dans la même veine, au sujet des ses soit-disant déclarations antisémites... lamentables, encore une fois, les médias français étaient à la pointe. Enfin, passons, cette affaire mérite que l'on y accorde de l'interêt car elle traduit assez bien le fonctionnement de nos médias, mais ce n'est pas le propos (ça vous fera quand même de la lecture).

    Or donc, Ce matin, chronique sur Chavez. Ce dernier fait depuis quelques jours le tour de certains pays en Europe et proche Orient, dans un contexte où il fait l'objet lui-même d'un embargo sur les armes de la part des ... USA. Oui, c'est à noter parce que dans la chronique, on apprend que ce vilain Chavez veut revendre ses F16 américains à d'autres pays car les USA ne veulent plus en assurer la maintenance... bon, je ne veux pas m'avancer, mais j'imagine que ça a un rapport avec l'embargo, ça parrait logique, tu vas pas réparer les armes d'un mec avec qui tu veux plus faire affaire. Embargo, ça vous rappelle rien ? (Cuba pour les débiles)
    Bon, le chroniqueur en fait nous fait la liste des menaces de Chavez, et ça fait froid dans le dos, surtout à un européen :
    - Baser son pétrole sur l'euro et non le dollard (ce qui aurait pour effet de faire baisser le dollard)
    - Construire un oléoduc "pharaonique" pour l'amérique du Sud
    - renforcer sa collaboration avec Castro
    ... et j'en passe

    Conclusion de la chronique "Les USA sont énervés... on le serait à moins"

    Voilà, Chavez en 2 minutes et comparé à un dictateur taré qui ne pense qu'à sa gueule, qui se prend pour un pharaon et qui s'allie avec d'autres dictateurs et qui énerve les USA, et ça ... c'est pas bien.

    Merci à France Inter pour ce genre de chronique inutile, je vais aller prendre un thé pour me changer les idées.

    The MEATRIX



    The Meatrix, qu'est-ce donc ?
    Je dois dire que je suis fan de Matrix, mais que ça n'a rien à voir du tout avec la choucroute, mais alors rien du tout (quoique dans Matrix, le traitre se délecte d'un gros morceau de viande après avoir vendu Neo, ce qui légitime quelque part cette sur-consommation de viande liée fortement à l'idée d'extase, mais je m'égare dans les limbos de la vache métaphysique, Body ne m'aurait pas renié).

    Donc, je passais un peu de temps sur ce très bon blog, le monolecte, et discussion il y avait au sujet des multinationales et autres joyeusetés agroalimentaires. Un commentaire attire mon attention, et je fonce voir les deux animations flash (en français s'il vous plait) qui traitent de l'agroalimentaire sous un angle très intéressant.

    Rendons au passage à Cesar ce qui est à Cesar, en l'occurence à infochalov qui me semble tenir un blog fort intéressant et que je vais épingler de ce pas (enfin pas de suite de suite non plus, là je tapote).

    Bref, visitez donc d'urgence ce site qui parle simplement de vos moyens d'agir contre ce que les médias appellent vulgairement (entre deux pubs McDo) la malbouffe (sic). Loin d'être une simple farce (attention aux jeux de mots à la con), ce site propose pas mal de liens vers des organisations engagées pour une meilleure alimentation, dont les enjeux sont loin de se limiter au simple plaisir de mordre dans un steak, et à la liberté que l'on pense détenir à pouvoir en bouffer tous les jours...

    Comme me demande au resto d'entreprise la personne qui valide mon plateau repas, je terminerai ainsi : "que des légumes ?" (et on se détend, c'est une question, pas un ordre)