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Bernard Guetta est un âne

Je profite d'un petit article du grand soir pour parler d'un de mes journalistes favoris : Bernard Guetta.

Ce matin on apprend donc la mort de Danielle Mitterrand. En soi, j'avoue n'en avoir que peu à carrer ... mais comme bien souvent, les événements de ce genre sont l'occasion pour les ânes de ressortir leurs ... âneries.

On sait depuis un bon moment que Cuba est tout de même très éloigné de ce qu'on nous enfonce dans le crâne à longueur de ... vie pour certains ! Je suis né après la révolution et je n'ai connu que les échos de mes médias pourris qui chantent depuis toujours le même refrain : Cuba est une dictature atroce atroce et on ferait bien d'y installer la démocratie ! On sait pourtant bien que ce pays n'est pas cet épouvantail, que l'on soit informé à son sujet ou non !

Pourtant, Guetta, alors que journalistes devisent joyeusement sur Danielle Mitterrand, en profite pour spécifier que cette dernière était très engagée "jusque dans ces erreurs" quand il s'agit de l'intérêt qu'elle a accordé à Cuba. Ce type ne sait très certainement rien de ce pays, mais il est capable de nous expliquer au détour d'une phrase que porter un regard autre que méprisant sur ce pays est un errement, une bêtise, que la bienveillance de l'histoire et des journaliste saura bien pardonner à la fin ! C'est là le raisonnement d'un âne, un valet, un laquais du pouvoir.

Il y a quelques jours, ce laquais répétait, aveugle, que ma brave dame, il comprenait - comme toujours - la détresse des peuples en colère, mais que personne ne pouvait ignorer la dette ! A force de raconter des conneries, les gens finissent par y croire ... heureusement, nous avons d'autres sources d'information.

La mémoire de Danielle Mitterrand va être ramassée à la petite cuillère, à la façon d'un sarkozy qui salit celle du Conseil National de la Résistance en essayant de nous faire croire que finalement, la dette c'est de leur faute ! Que ces ânes s'en aillent tous !

La relève

Je ne sais pas vous, mais ça me rappelle ma jeunesse... Voire ma petite enfance. Et surtout cela m'émeut beaucoup... Je ne sais pas si c'est la fatigue évidente de Fidel... En tout cas Chavez est très en forme lui, et charismatique. Et ça me plait bien de voir celui qui fait des bras d'honneur au FMI chanter des chansons qui rapellent comme on devrait tous se tenir debout. Les idées bien en place, résolu, et on verra bien ce que ça donnera... Cela m'enthousiame plus que les clichés actuels de mon pays.

Chavez commence en disant que les chansons sont essentielles, fondamentales pour l'esprit... La musique...



Voici les paroles, ce sont des chansons de Alí Primera.

Première chanson - COMANDANTE AMIGO

Comandante Che te mataron / Commandant Che on t'a tué
pero en nosotros dejaron / mais en nous on a laissé
para siempre tu memoria / pour toujours ta mémoire
plasmada en moldes de gloria / devenue un modèle de gloire (approx.)

(Chavez - yo cantaba eso en los cuarteles !/ Moi je chantais ça dans les casernes !)
Caminando entre valles y montañas 
/ Marchant entre monts et vallées
para siempre tu imagen guerrillera
/ pour toujours ton image de guerrillero
y tu sangre corre ya por nuestras venas
/ et ton sang coule encore dans nos veines
y se agiten los techos bolivianos
/ et les foyers boliviens (?bolivariens) s'agitent


Deuxième chanson - HACEN MIL HOMBRES
Hacen mil hombres nacieron 
/ Mille homme naquirent
múltiples como la caña
/ aussi nombreux que les roseaux (de canne à sucre)
las de un niño hombre y pueblo
/ celles d'un enfant, d'un homme et d'un peuple
tus manos son la montaña
/ tes mains sont la montagne
son maestra y Valle Grande
/ elles sont maitresse et Grande Vallée
son guerrilla, son el Granma
/ elles sont guerillera, elles sont le GranMa
son Cuba libre, son Patria
/ elles sont Cuba libre et la patrie


Castro - El GranMa tambien e en la cancion ? / Le GranMa aussi est dans la chanson ??
Chavez - Esta el GranMa ! / Le Granma y est !
Castro - En la lettra ? / Dans les paroles ?
Chavez - y Cuba libre, y la patria... La musica, yo no la puedo, no la puedo llegar Ali Primera, la cancion es maravillosa, despues dice : / Et Cuba libre, et la patrie ... La musique moi je ne peux pas, je ne peux pas chanter comme Ali Primera, mais la chanson est merveilleuse, après ça dit :

Tus manos aún muertas / tes mains, même mortes
están luchando / sont en train de lutter
porque tus manos / parce que tes mains
no te las cortaron rogando / ils n'ont pas demandé pour te les couper


Et le GranMa, c'est l' Órgano Oficial del Comité Central del Partido Comunista de Cuba. Le principal journal cubain...

Ah oui, et 'rogando' vient du verbe rogar, ça veut dire demander formellememt (ex : une audience)... Cela fait sans aucun doute allusion à l'éxecution sommaire du Che.

Mais pour rester dans la touche d'espoir et d'humanité que ceci peut nous inspirer, je vous donne la fin de la conversation...

Chavez - yo canto muy mal, pero canto desde al alma. Tu tambien tu cantaste en Venezuela, en Carabobo. / Moi je chante très mal, mais je chante avec l'âme. Toi aussi tu as chanté au Venezuela, à Carabobo.
Chavez (couvrant Castro) - Te gravaron ? Ils t'ont enregistré ?
Castro - Me echaron del coro ! Ils m'ont jeté du coeur !
Chavez - Te botaron ? Ils t'ont viré ?
Castro (mort de rire) - Si / Oui
Chavez - Desafinibas ? / Tu chantais faux ?
Castro - Alguien noto / Quelqu'un a remarqué...
Etc...


El Che Presente



Ernesto Ché Guévara : à la Higuera

Emission qui date maintenant de 10 ans et pour commémorer l'anniversaire de la mort de Che Guevara, plongée dans le petit bout de terre où il est tombé.

Evénements et projections pour l'occasion, allez voir la page du Cercle Bolivarien de Paris.









En parlant du Che, et comme on parlait de l'Afrique, l'immigration tout ça, la pitoyable pétition de ce connard de Val, enfin tout ça quoi, je me demandais.

Qui Nelson Mandela est-il allé voir en premier à sa sortie de prison ?

Un grand humaniste ?

Un président démocrate d'un de nos beaux pays du Nord ?

Non

Un dictateur ! hé bah ouais, un putain de dictateur barbu ! Castro ouais, le pote du Che entre autres... avouez, c'est troublant non ? Pas tant que ça finalement.

Le rêve africain de Castro

De l’expédition de Guevara au Congo à la victoire des marxistes en Angola, trois heures d’images passionnantes sur l’épopée des Cubains au sud du Sahara. Le film vient de sortir en DVD.


Première séquence : La Havane, juillet 1991. Sur un balcon, deux hommes saluent une foule de plusieurs milliers de personnes scandant des slogans, agitant banderoles et drapeaux. L’un des hommes porte une saharienne claire, l’autre une tunique vert olive. Ils se regardent, complices, sourient, avant de se donner une chaleureuse accolade. Le monsieur en blanc s’appelle Nelson Mandela. Pour son premier voyage à l’étranger depuis sa libération, en février 1989, il a choisi Cuba, où le reçoit Fidel Castro.

Fidel au top

Alors que j'imagine aisément (n'ayant pas la télé) que les grands médias se sont comme d'hab répandus en larmoyants reprtages débiles au sujet du 11 septembre 2001, les vies brisées, les symboles de la liberté, et mon cul sur la commode.

Alors donc que le 11 septembre 1973 au Chili ne fera encore sans doute pas la une des médias aux ordres.

Fidel

Bah oui, Fidel, vous savez, celui qui nous expliquait il y a quelques mois que l'escroquerie des agro-carburants allait menacer encore un peu plus l'autonomie alimentaire de millions de gens sur la planète, que tout ça allait vraisemblablement impacter le prix des matières premières dédiées à la nourriture, qu'il était fondamentalement délirant de vouloir reporter sur les plantations notre insatiable apétit d'énergie et de déplacements (paramètre indispensable à la liberté des marchés de nos chaussures made in china)...

Fidel qui voit ses craintes confirmées quand d'après le Canard, notre cher beau pays
se préoccupe plus des agro-pollueurs qui vont faire pousser du pétrole "vert" (soupir et sic) que de ceux qui se battent pour une agriculture locale et biologique.



Fidel donc, nous parle de quoi en ce jour anniversaire de la démonstration de l'ignoble politique impériale des USA (ouais je parle de 73) ?

Ben il nous parle de cette belle leçon de propagande médiatique qu'a été le 11 septembre. Il nous dit que les incohérences sont légion et que c'est un gros foutage de gueule. Et qui dit foutage de gueule, dit forcément manipulation, prenez l'Irak par exemple, pourquoi mentir pour aller y casser de l'arabe si les intentions sont louables ?








Notez la stupidité effarante du pseudo journaliste qui a torché cette page :
relayant des théories conspiratrices

Nan, allez, c'est un mot ça ? Sans déconner ? Je suis un peu suspicieux là sur le coup !
Dans cette tribune, Castro ne fait aucune référence à Oussama ben Laden ou aux combattants du réseau Al Qaïda comme pouvant être les responsables des attaques du 11 septembre 2001
.
Ah... bah faut dire il est con aussi Fidel, il a juste lu les rapports de la CIA qui disent que Ben Laden n'est pas recherché pour les "attentats" du 11 septembre. Bon en même temps ça veut pas dire grand chose, sinon Kissinger serait en taule depuis longtemps ou mieux il aurait grillé comme un putain de toast !

De quoi parle Fidel ? D'une faillite des médias, oui, de ce comportement ridicule qu'ont les médias sur la plupart des sujets, et pas que le 11 septembre. Et pendant ce temps on s'étonne qu'il reste des zones d'ombre sur le 11 septembre, mais puisque le but n'était pas d'informer le public on vous dit...

Moi j'dis ça comme ça, mais il est pas mal le Fidel...

Parler de Cuba

Je discutais avec un co-conspirationiste rencontré via le site Reopen Français, et nous parlions de l'Amérique du Sud, de Chavez et de Castro. Il semblait assez clair pour ce collègue que nous ne pouvions discuter vraiment de la politique de Cuba car son dirigeant était au pouvoir depuis des lustres et que ce n'était tout simplement pas "normal". Nous avions là un gros point de désaccord.

Certains esprits vifs auront vite fait de remarquer "nan mais attendez de toute façon deux fous qui ne croient pas que 19 arabes avec des cutters ont détourné 4 avions le 11 septembre, je vois pas ce qu'ils pourraient avoir à dire de censé !" "nan mais".

Mais bon, pour ceux qui ont réussi à lire jusqu'ici, je poursuis pour appuyer mon raisonnement qui consistait à dire "oui on peut parler de Cuba, oui on peut s'intéresser à son socialisme, à ses institutions, à sa santé, ses services publics, oui on peut observer sereinement ce pays". Et à plus forte raison mon sens quand on sait que Castro n'est pas et de loin un de ces dictateurs Africains ou Américains posé sur un trône par l'Europe ou les USA. Il me semble par exemple qu'il ne s'est jamais fait construire de palais, simple exemple, même si on a bien essayé de nous faire gober il y a peu qu'il était immensément riche...

Bref, tout ça pour en venir à l'article qui m'a fait sourire ce matin. Pour replacer le contexte, il est bon de savoir que Cuba fait figure d'exception aux yeux des instances européennes des droits de l'homme depuis assez longtemps, et qu'il dispose d'un "expert" dédié du fait de son affreux régime très méchant. Le chien de garde de l'europe et des USA n'est autre qu'une sympathique française, Christine Chanet (avec Pascal Lamy, les français dans les instances globales, je les aime d'amour, juré).

Dans l'article en question, on peut lire quelques perles qui sont tout de même assez intéressantes.
Le 12 juin 2007, Christine Chanet, la représentante du Haut-commissariat des droits de l'homme pour Cuba, a essuyé un sérieux revers à Genève, lors de la réunion du Conseil des droits de l'homme des Nations unies. Après avoir présenté son rapport sur la situation des droits de l'homme à Cuba, cette dernière a été l'objet une salve de critiques l'accusant de partialité. Fait sans précédent, pas moins de 26 pays membres sur 47 se sont succédés à la tribune pour désavouer la représentante française et faire l'éloge de l'aide humanitaire fournie par le gouvernement cubain au Tiers-monde (1).
La performance de Chanet a été qualifiée de « farce » par de nombreux membres. Elle a été si peu appréciée que dès le 19 juin 2007, le Conseil a décidé de révoquer définitivement son mandat, malgré les énormes pressions de Washington - dont des appels personnels du président Bush.

Rhoh.... celle là j'avoue que je la trouve délicieuse.
Le 18 juin 2007, le Conseil des Affaires étrangères de l'Union européenne a adopté plusieurs « conclusions sur Cuba » et a proposé un « dialogue politique intégral et ouvert avec les autorités cubaines [.] sur des bases réciproques, d'intérêt mutuel et non discriminatoires ».
Bon, là au moins vous faites le lien avec ma discussion au sujet de Cuba et la nécessité de pouvoir discuter de Cuba sereinement. Il est évident que l'image de Cuba forgée depuis des dizaines d'années dans nos médias est plus que désastreuse. Le même processus - toutes choses égales par ailleurs - est en route au sujet du Venezuela de Chavez. Mais certains ont l'air de penser que les USA et leurs chiens de garde ont fait long feu. Les serpillères comme ces français aux ordres doivent gicler. Bon, c'est pas une révolution hein, reste à s'intéresser de près aux vrais problèmes, reste à rétablir un pays comme Cuba dans ses droits internationaux.

Parce que fondamentalement, pour pouvoir taper sur Cuba de façon légitime, il faut commencer par se regarder dans une glace "if you want to make the world a better place, got to take a look at yourself and make a change"... bah oui, avant de crier au loup communiste des caraibes, intéresons nous à notre complicité européenne dans la pratique étendue de la torture made in USA.
L'Union européenne, souligne le rapport, est responsable de ces actes de barbarie à grande échelle car sans « sa collaboration », la stratégie mise en place par l'administration Bush n'aurait jamais été rendue possible. « Parmi ces partenaires, comme nous l'avons déjà illustré dans le rapport du 12 juin 2006, [se trouvent] plusieurs Etats membres du Conseil de l'Europe ». En plus de leur participation avérée à ces actes d'enlèvement, de disparition et de torture, « beaucoup de gouvernements ont tout fait pour masquer la vraie nature et l'ampleur de leurs activités et persistent dans leur attitude non coopérative (13) ».
Ce genre de choses oui.
« Les gouvernements profitent de la peur suscitée par la menace terroriste pour restreindre arbitrairement les libertés fondamentales. En même temps, ils ignorent des phénomènes bien plus meurtriers dans d'autres régions, ou font preuve d'une passivité déroutante. Pensons seulement à la traite des êtres humains ou au trafic d'armes (comment est-ce possible, par exemple, que des avions chargés d'armes continuent d'atterrir régulièrement au Darfour où se consomme une tragédie humanitaire avec des dizaines de milliers de victimes ?) (18) ».
Juste un exemple ?

Mais non, nous avons BHL, comment pourrions nous avoir besoin de remettre en cause nos belles institutions ? Comment pourrions nous cesser de détourner le regard de nos citoyens en agitant devant leur yeux l'épouvantail de ces affreux dictateurs et de ces horribles terroristes ? Nous avons Nain 1er, qui gère tout, qui résout tout...

Donc voilà, si vous avez envie de vous intéresser à Cuba, faites le. Et préparez vous à aller voir Sicko, ça vaut ce que ça vaut, c'est du Michael Moore, mais... je pense que ça vaut le coup, et Cuba-USA, vous verrez le lien.

Propagande castriste


Castro... rien que son nom est quasiment banni des médias français. Il faut dire que c'est un affreux dictateur, et que tout ce qui vient de lui, de son régime "dictatorial", ne peut être que - comme le disent les journalistes de France Inter - de la propagande. Quand on annonce qu'il va mieux après avoir été malade, c'est pas de la communication, c'est de la propagande...

Ce pays qui fait partie (pour quelle raison exactement on ne sait pas) de la liste des pays terroristes pour ce grand pays démocratique que sont les USA, et il existe une loi US qui se charge de laisser à la discrétion du président le loisir de décider si ce pays est une démocratie ou non. Il est bien évident que pour tout ce qui concerne l'Amérique latine et du Sud, les USA n'ont jamais failli à leur réputation de pourvoyeurs de démocratie et de liberté (si on restreint leur application à leurs entreprises).

Ce matin dans le journal sur France Inter, on apprendra qu'il y a un nouveau film des studios Gibli, que c'est le fils de machin qui a réalisé, que c'est peut être pas aussi poétique que d'habitude, qu'il doit se faire la main... etc etc, enfin bref, de l'info quoi, du rien, des trucs dont tout le monde se fout, et qui n'ont rien à faire dans un journal. A la limite dans une rubrique "divertissement"...
En revanche, un phrase laconique et mensongère au sujet de Castro, qui "accuse de génocide les USA à cause de leur politique de biocarburants" (en gros, je ne cite que de mémoire).

En réalité, quel est le discours de Castro ?
Le texte est disponible dans son intégralité ici.
L’idée sinistre de transformer des aliments en carburant est devenue une grande ligne économique de la politique extérieure des Etats-Unis ce lundi 26 mars.
Castro a un discours qu'aurait pu tenir un Bové ou une Voynet, un discours qui met en garde les pays du Sud, parce que les accords que cherche Bush avec le Brésil en vue de la production de "biocarburants" ne changeront rien à plusieurs choses :
- La dépendance forte des pays du sud à l'économie du Nord
- La faiblesse de la production agricole vivrière induite par cette dépendance aux enjeux financiers imposés par des instances du Nord comme le FMI et les accords de libre échange

Castro propose de remplacer nos ampoules à incandescence par des ampoules à fluorescence, et explique (à tort ou à raison, là n'est pas le sujet) qu'il a lancé ce mouvement de fond sur l'île. Prenons l'exemple de la France, qui communique à ce sujet, qui a cette responsabilité ? l'Etat ? L'entreprise privée EDF ? dont l'interêt n'est certainement pas de réduire la consommation générale... Mais de toute façon, peut-on vraiment ralentir notre consommation d'énergie en France ? Pas évident avec nos merveilleuses centrales nucléaires...

Il se permet de faire quelques calculs, qui ont déjà été faits par dautres et qui démontrent bien l'impossibilité d'étendre l'utilisation des agro-carburants, et qui masquent le problème de l'autosuffisance alimentaire des pays du sud, et de la croissance infinie des transports (marchands et autres). Non les bio-carburants ne sont pas une solution, ils sont un futur problème pour des populations qui n'en ont pas besoin.

On sait aujourd’hui, en toute précision, qu’une tonne de maïs donnera en tout et pour tout 413 litres (ou 109 gallons) d’éthanol en moyenne, avec des variations selon la densité.
Le prix moyen du maïs dans les ports des Etats-Unis se monte à 167 dollars la tonne. Il faudrait 320 millions de tonnes de maïs pour produire 35 milliards de gallons d’éthanol.
Selon des données de la FAO, la récolte de maïs des Etats-Unis pour 2005 a été de 280,2 millions de tonnes.
Le président a beau parler de produire du carburant à partir de gazon ou de sciure, il est clair que cette perspective est totalement dépourvue de réalisme. Trente-cinq milliards, pour ceux qui ne s’en rendraient pas compte, c’est trente-cinq, suivi de neuf zéros.
Aujourd'hui, Lula le Brésilien poursuit sa politique mixte et engage des accords avec les USA, et il contredit Castro, mais il me semble qu'il ne fait en cela que servir les interêts financiers en jeu, il protège le marché que lui fait miroiter Bush. Mais si il est possible que cet échange soit profitable financièrement au Brésil (et encore, sans doute pas pour grand monde, quelques patrons de grandes entreprises agricoles à priori), si les gens ont un peu d'argent en retour, que vont-ils manger avec cet argent ? De la nourriture importée des USA produite avec le biocarburant qui vient de chez eux ? N'est-ce pas encore une fois tout le système capitaliste qui démontre ses incohérences ?

De toute évidence, Castro adresse un des problèmes majeurs de notre planète, cela ne mérite-t-il pas plus d'une phrase mensongère dans un journal de radio de service public ?

Liens :
AFP via Yahoo!
L'express
24 heures

Cuba USA - livres noirs


Nuit agitée, bon nombre de troudbal ont profité du résultat d'un match de foot pour essayer leur klaxon dans les rues de Paris et d'ailleurs j'imagine... tant pis pour moi, heureusement, David Bowie - aka mon chat - est sourd.

  • Le sujet est Cuba
Ce matin sur France Inter, et dans le brouillard du réveil, j'ai droit à une promotion d'un bouquin sur Cuba, le livre noir c'est son titre. Il est bien sûr question de la dictature de Cuba et de la liberté de la presse. A ce sujet, RSF est en première ligne, une organisation au dessus de tout soupçon... pas si sûr.

En fait cette organisation profite de nos médias partisans et très peu intéressés dans l'explication et l'analyse de situations complexes dans les pays "du sud" pour trouver un terme générique.
Depuis des années, RSF est à la pointe d'un mouvement de critique du gouvernement Cubain. A y regarder de plus près, c'est peut être bien plus. En effet, les voix dissonantes ne sont pas si nombreuses pour s'opposer à ce discours dominant qui veut que Cuba soit une dictature et que la liberté de la presse n'y existe pas, pas plus que la liberté tout court.
Mais on peut tout de même lire quelques articles qui éclairent un peu mieux cette "propagande".

  • RSF, d'abord
L'organisation dirigée par un certain Robert Ménard est louée par nos médias, au vénézuela par exemple, où RSF décortique le pouvoir et la presse de façon pour le moins partisane. En France, visiblement on aime RSF, et on le montre, on a une belle tradition de dénigrement de la critique des médias, La guérilla des altermondialistes contre l’info, ce fléau qui menace la très sainte guerre pour la liberté de la presse, celle qui oblige les médias à l'obligatoire complaisance envers RSF puisque ses buts sont nobles, et puisque les moyens importent peu. En fait RSF dépasse bien souvent ses éventuelles missions, il s'agit en fait bien d'un instrument politique qui entend dicter des règles de démocratie à des pays et appeler au réveil des consciences contre les dictateurs en tous genres.

  • Cuba ensuite
Quelques éclairages un peu différents permettent de penser qu'on ne nous dit pas vraiment tout du traitement des journalistes à Cuba. Des journalistes qui n'ont pas l'air si maltraités que ça, des accès à de la culture contrairement à ce qu'on entend partout, et puis toujours cet embargo, qui lui, n'est pas mis en cause.
On revient également sur la menace sur la liberté de la presse et donc, sur les journalistes. De nombreux journalistes sont emprisonnés à Cuba, mais ce ne sont peut être pas tous des journalistes, est-il impensable de croire que de nombreux agents anticastristes agissent sur le sol Cubain et sont pour celà arrêtés ? Quel serait le but de Cuba de procéder à des arrestations arbitraires alors que de nombreux correspondants travaillent sur place ? Quelques remarques à ce sujet permettent de se faire une idée un peu moins partisane, mais chacun est libre d'en tirer ses propres conclusions.
RSF utilise des méthodes aussi simples que simplistes, ils tronquent des infos au sujet de Cuba et servent un but avoué : contribuer à renverser le pouvoir par tous les moyens, et même si ils le justifient par des grandes idées, à voir l'Irak, l'Afghanista, le Vietnam... les grandes idées ne sont pas toujours les meilleures.

  • USA pour finir
Sur les financements de RSF, il semble que même Menard avoue être financé par les USA, mais heureusement, pas par la CIA, ouf, on est rassurés, en fait c'est une question de point de vue, celui qui arrange RSF, un régime est anti-liberté de la presse quand ça leur chante. Un financement proche du régime Lybien ou un autre qui vient de Pinault ? Pas besoin de s'alarmer, Pinault c'est la liberté de la presse incarnée, on en a la preuve tous les jours dans les bacs des marchands de journaux.
Le rapport donc, avec les USA ? Les USA, on le sait ont une dent contre Cuba, une autre contre le vénézuela au passage, alors il est évident que - comme nous le savons tous en France grâce à Lagardère - le financement d'une organisation ou d'un journal n'a aucune influence sur sa ligne éditoriale... cqfd.

Aux USA, la liberté de la presse est florissante, les concentrations inégalées et l'information est libre. En fait, comme peuvent l'expliquer Halimi ou Chomsky, ce n'est pas la liberté d'expression qui est en jeu, c'est l'exposition médiatique inexistante de toute, ou presque, opinion discordante. Swami a pointé le doigt sur un sujet que je considère comme fondamental, les attentats du 11 Septembre, si attentats il y a eu. Le film Loose Change mais aussi le site Reopen911, et d'autres, se proposent de décortiquer et d'enfin analyser les événements du 11 septembre et de remettre en question la thèse des attentats, complot ou non, n'est-ce pas ce qu'une enquête est censée faire ? Il y a meurtre, il y a enquête, reconstitition... etc. là, on a une version officielle, diffusée au nom du patriotisme, et sans critique possible.
J'en reviens à RSF, l'infâme Thierry Meyssan a l'audace de lever un peu le voile sur l'organisation, ses liens avec la droite Américaine et de Miami, les milieux "anticastristes" et quoi de plus normal pour quelqu'un qui couvre l'ignoble "théorie du complot" ? ...

RSF ne s'indignerait jamais du traitement médiatique des événements du 11 septembre, bien sûr, tout est normal, et les médias jouent leur rôle, la CIA n'a pas intimidé les témoins, pas ramassé les bandes vidéo susceptibles de montrer la supercherie du pentagone, la CIA n'a jamais non plus planifié des attentats similaires dans les années 60 contre ... CUBA. Non, RSF est la gloire de la France et nous devons lui rendre hommage dans le même élan que celui qui nous lie aux lois universelles du marché le matin sur France Inter.

AMEN

Chavez et les médias

Ce matin comme d'hab', j'écoute France Inter.
A peine le temps de me couper l'appétit avec la chronique de JM Sylvestre, qui nous explique que les baisses notables de pratiquement toutes les bourses mondiales sont tout à fait normales, c'est compliqué, mais en gros le marché s'est gavé, le marché a une petite indigestion, alors le marché pète un bon coup pour relacher la pression, il enlève un cran de sa ceinture pour pouvoir siroter son Whisky tranquille.

Enfin c'est pas non plus le propos, là je voulais parler d'une petite chronique géopolitique dont je ne me souviens plus l'auteur (faudrait que je fasse un effort, c'est pas sérieux, on peut pas balancer des infos comme ça sans citer les sources, hé ben si on peut, paf, c'est ça le ternet).
Bref, ce matin, ça parle vite fait de Chavez.

Pour mémoire, Chavez, c'est ce méchant dirigeant Vénézuélien qui a eu l'audace de résister à un coup d'état, et qui mérite depuis un bon moment un traitement médiatique absolument dégueulasse. Chavez a eu droit il y a peu à un traitement médiatique dans la même veine, au sujet des ses soit-disant déclarations antisémites... lamentables, encore une fois, les médias français étaient à la pointe. Enfin, passons, cette affaire mérite que l'on y accorde de l'interêt car elle traduit assez bien le fonctionnement de nos médias, mais ce n'est pas le propos (ça vous fera quand même de la lecture).

Or donc, Ce matin, chronique sur Chavez. Ce dernier fait depuis quelques jours le tour de certains pays en Europe et proche Orient, dans un contexte où il fait l'objet lui-même d'un embargo sur les armes de la part des ... USA. Oui, c'est à noter parce que dans la chronique, on apprend que ce vilain Chavez veut revendre ses F16 américains à d'autres pays car les USA ne veulent plus en assurer la maintenance... bon, je ne veux pas m'avancer, mais j'imagine que ça a un rapport avec l'embargo, ça parrait logique, tu vas pas réparer les armes d'un mec avec qui tu veux plus faire affaire. Embargo, ça vous rappelle rien ? (Cuba pour les débiles)
Bon, le chroniqueur en fait nous fait la liste des menaces de Chavez, et ça fait froid dans le dos, surtout à un européen :
- Baser son pétrole sur l'euro et non le dollard (ce qui aurait pour effet de faire baisser le dollard)
- Construire un oléoduc "pharaonique" pour l'amérique du Sud
- renforcer sa collaboration avec Castro
... et j'en passe

Conclusion de la chronique "Les USA sont énervés... on le serait à moins"

Voilà, Chavez en 2 minutes et comparé à un dictateur taré qui ne pense qu'à sa gueule, qui se prend pour un pharaon et qui s'allie avec d'autres dictateurs et qui énerve les USA, et ça ... c'est pas bien.

Merci à France Inter pour ce genre de chronique inutile, je vais aller prendre un thé pour me changer les idées.